Chartres | Du sursis pour un pédocriminel récidiviste

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Pédocriminel En liberté

Ses “papouilles” sur une jeune fille lui coûtent 30 mois de prison avec sursis
L to R: Randall Flatlip, Larson RonDeau, JosiahRonDeau and JerryFlatlip (Courtesy: WFLA via Uintah County jail)
Un retraité était jugé pour une agression sexuelle sur une jeune fille mineure. L’homme avait l’habitude d’accueillir des enfants à son domicile du sud de l’Eure-et-Loir.

Un retraité a été jugé, au tribunal de Chartres, pour des attouchements sur mineur. C’est la mère de l’enfant qui a porté plainte contre le sexagénaire. « Une amie » à qui le prévenu rendait parfois service en gardant sa fille chez lui, entre 2016 et 2019. Jusqu’à une agression sexuelle sur la fille, âgée de 12 ans au moment des faits.

Le prévenu connaît sa victime depuis ses 4 ans. D’après ses déclarations, portées au dossier, l’homme avait pour habitude d’accueillir des enfants chez lui, pour regarder des films ou répéter dans son studio de musique.

Entendue par les enquêteurs, la fille décrit une attitude « trop tactile » du sexagénaire, qui lui caresse parfois les cuisses sur le canapé ou l’embrasse sur la bouche. Elle évoque un tube de gloss pour les lèvres, offert par l’homme en disant :

« Une bouche avec du gloss, ça donne envie de l’embrasser. »

Des regards « appuyés » et « gourmands »

Lors d’une audition, une autre jeune fille, de 4 ans plus âgée que la victime, parle de « caresses inappropriées », de regards « appuyés » et « gourmands » sur leurs corps qui changent.

Le juge cite aussi des SMS et des messages instantanés, versés au dossier, envoyés par le prévenu aux jeunes filles : « JTM [je t’aime] », « Tu me manques ».

C’est finalement un épisode au domicile du prévenu qui déclenche un dépôt de plainte, en mars 2019. La victime affirme que le prévenu aurait tenté de l’embrasser « avec la langue » et de la coucher sur un lit.

Déjà condamné dans les années 80

La défense nie l’agression et avance un acte de « tendresse » envers une enfant qui en manque. À la barre, il minimise et parle de « papouilles ». Il affirme avoir entamé « une thérapie pour être moins tactile », une attitude héritée de sa carrière dans le monde du spectacle, commente son avocat.

Le procureur rappelle :

« Le consentement d’un enfant n’existe pas. Dire “C’est elle”, c’est renier la responsabilité de la personne qui a commis des attouchements multiples. »

Il assène :

« Comment considérer qu’une enfant d’une dizaine d’années veuille se rapprocher d’un adulte, qui incarne une figure paternelle, et prenne du plaisir à être caressée ? Personne et encore moins la loi. »

Procureur de la République de Chartres

L’avocat du prévenu précise :

« Monsieur a déjà été condamné pour agression sexuelle sur mineur dans les années 80. S’il avait un profil de criminel pédophile, il ne serait pas passé sous les radars aussi longtemps. »

Le retraité est condamné à 30 mois de prison entièrement assortis du sursis et à verser 2.000 € à la victime en réparation du préjudice moral. Il a interdiction d’exercer une activité en lien avec des mineurs pendant 10 ans. Il est également inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (Fijais).

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