Calvados | Un homme de 22 ans relaxé par manque d’éléments matériels

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Je faisais le tour des salons de discussion, la plupart porno
Le tribunal de Lisieux.
Prévenu d’avoir acheté un dossier d’images pédocriminelles sur Telegram, un homme de 22 ans, habitant de Dives-sur-Mer, a finalement été relaxé par manque d’éléments matériels, ce 17 mars 2026, par le tribunal de Lisieux.

Dénoncé par l’Office de lutte contre les violences faites aux mineurs, un homme suspecté de vendre des contenus pédocriminelles sur la messagerie Telegram révélait opérer pour 70 à 80 acheteurs.

Parmi eux, les enquêteurs ont identifié un homme de 22 ans qui, depuis Dives-sur-Mer (Calvados), avait payé 15 €, le 15 janvier 2024, pour télécharger des images illicites sur son téléphone. Il était interpellé chez lui le 3 septembre 2025.

La perquisition a permis de saisir un ordinateur portable, une tablette et une clé USB. Lors de son audition, le jeune homme a reconnu avoir réalisé la transaction. Convoqué mardi 17 mars 2026 à la barre du tribunal correctionnel de Lisieux, il a expliqué avoir téléchargé le contenu pédocriminel sans l’avoir visionné.

“Je cherchais à entrer en contact avec des personnes proches de moi. Je faisais le tour des salons de discussion, la plupart porno”, indique-t-il, en ajoutant : “J’avais demandé remboursement pour ne pas recevoir les images”.

Le tribunal s’interroge : “Pourquoi avez-vous payé 15 € ? Il y a des sites gratuits…” et rappelle qu’il avait téléchargé un dossier rempli de vidéos mettant principalement des enfants en scène.

Mais rien de compromettant n’a été retrouvé chez lui. Il a un casier vierge.

Pour la procureure, il y avait nécessité de faire cette comparution devant le tribunal.

“Consulter, encore plus acheter, ça participe au trafic avec des faits de nature sexuelle. C’est parce qu’on achète que le trafic se poursuit. Il est bien l’un des 80 acheteurs. Il faut tenir compte de son rôle mais aussi d’un fait isolé, sans réitération”.

Elle requiert huit mois de sursis simple.

Considérant qu’il n’y avait pas de preuve matérielle d’acquisition et de détention de ces images et un doute sur l’intention du prévenu, le tribunal a choisi de le relaxer.

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