Bourgvallées | Un homme condamné pour détention d’images pédopornographiques
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
non
- 15/03/2026
- 18:16
Catégories :
Mots clés :
Après avoir été placé en garde à vue mardi 27 janvier 2026, un habitant de la commune nouvelle de Bourgvallées, sous curatelle renforcée, a été renvoyé, libre, devant le tribunal correctionnel de Coutances mercredi 28 janvier, en comparution immédiate.
On lui reprochait des faits de détention d’images de mineurs présentant un caractère pédocriminel, en récidive, entre février 2024 et le 13 juin 2025, date de la perquisition de son domicile où les gendarmes ont découvert, sur son ordinateur, 127 photos téléchargées mettant en scène des mineurs.
À la barre, le prévenu, très volubile, reconnaît les faits, donne sans difficulté des détails sur ses conversations sur messageries cryptées avec des 10-15 ans, alors qu’il leur disait avoir lui même 18 ans.
Il évoque également ses envies incontrôlables de se connecter, de visionner de telles images.
« J’en ai marre de faire du mal »
Le quadragénaire commente également ses jugements que le président de l’audience égrène : six condamnations depuis 2008, la première pour agression sexuelle sur mineur, la dernière, en 2022, déjà pour détention d’images pédocriminelles.
Il avait alors écopé d’un suivi sociojudiciaire jusqu’en 2032.
“Aujourd’hui cela va mieux psychologiquement. J’ai un traitement qui empêche l’érection. J’en ai marre de faire du mal. J’ai demandé la castration chimique, mais on m’a dit que c’était dangereux pour le cerveau”.
Il assure éviter les contacts avec les enfants :
“j’ai déjà déménagé pour éviter d’habiter à côté d’écoles ou de familles avec enfants”.
Il assure également de ne pas avoir échangé les images :
“je ne voulais pas aller trop loin, ne pas faire plus de mal.”
L’expertise psychiatrique le décrit avec un phantasme pédophilique et un besoin de consulter des contenus à caractère pédocriminel.
Dépressif, il a déjà hospitalisé en psychiatrie.
La vice-procureure, inquiète sur les risques de passage à l’acte du prévenu, en cas de rupture de son traitement, et sur son état de récidiviste, a requis à son encontre la peine de 15 mois d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt.
“C’est avant tout un malade psychiatrique, pas un justiciable lambda. Sa place n’est pas en détention”, a plaidé son avocat.
Après un délibéré de trois heures, Fabien Guesnon a été condamné à un an d’emprisonnement ferme avec incarcération immédiate à Rennes.
Son nom sera inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais), et il lui est interdit d’entrer en contact avec des mineurs.
Source(s):
Les articles en liens
Paris | Sorti de prison il reprend du ferme pour de nouveaux viols incestueux
États-Unis | Un garçon de 4 ans violé par son beau-père, décède de ses blessures
Nevers | Condamné à de la prison avec sursis pour sa collection de vidéos et photos d’actes sexuels avec des enfants



