Bourges | 3 proxénètes condamnés à la prison ferme pour avoir prostitué 5 mineures

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Les passes facturées jusqu’à 200 € de l’heure
Le tribunal correctionnel de Bourges a rendu sa décision très tardivement, lundi 23 mars 2026, dans un dossier de prostitution de jeunes filles mineures, entre Bourges et Orléans.

Quatre hommes, des Berruyers âgés de 20 à 23 ans, comparaissaient pour proxénétisme aggravé ou complicité de proxénétisme aggravé, séquestration et actes d’intimidation.

Après de longues heures d’audience, ce lundi 23 mars 2026, le tribunal correctionnel de Bourges a condamné trois des quatre prévenus qui comparaissaient dans le dossier de prostitution de mineures, à Bourges et Orléans (Loiret), entre le 26 mai et le 22 novembre 2023. Le tribunal n’a retenu que la période allant du 1er août au 22 novembre 2023.

Le quatrième prévenu, âgé de 21 ans et qui comparaissait sous contrôle judiciaire, a été relaxé pour l’ensemble des faits.

Cinq jeunes filles sont victimes, dont trois se sont constituées partie civile.

Le parquet de Bourges avait requis des peines allant de six à deux ans de prison ferme, à l’encontre des quatre prévenus, des habitants de Bourges.

L’instigateur de ce réseau, Y. (*), est âgé de 20 ans. Il avait été placé en détention provisoire le temps de l’enquête.

C’est sa propre petite amie (16 ans à l’époque), ainsi que la soeur de celle-ci, qu’il a livré à des clients.

Les passes, facturées jusqu’à 200 € de l’heure, avaient lieu dans des appartements, loués sur Airbnb, dans les quartiers Avaricum et Saint-Bonnet, à Bourges.

S’il a nié les faits pendant l’instruction, Y. s’est finalement mis à table lors de l’audience. La procureure de la République, Céline Visiedo, avait requis six ans de prison ferme avec maintien en détention pour le principal instigateur.

Le tribunal l’a reconnu coupable de proxénétisme sur les trois parties civiles, ainsi que de violences sur deux d’entre elles.

Il est condamné à quatre ans de prison, dont un an avec sursis probatoire durant deux ans, avec maintien en détention.

Il a une obligation de soins, de travail, d’indemniser les victimes et interdiction de contacts avec celles-ci et de paraître à leur domicile.

Il a interdiction de porter une arme durant dix ans et de séjourner dans le Cher durant cinq ans. Il devra payer deux amendes de 500 € et verser 5.000 €, 1.500 € et 9.000 € (solidairement avec un autre condamné) aux trois parties civiles.

À ses côtés figuraient deux autres jeunes hommes. Dj. (*), âgé de 21 ans, lui aussi placé en détention provisoire le temps de l’enquête, était poursuivi pour complicité de séquestration et complicité de proxénétisme aggravé.

Il a été reconnu coupable de proxénétisme aggravé sur deux victimes et relaxé pour une troisième.

Le parquet avait requis cinq ans de prison ferme, dont un an avec sursis et maintien en détention à son encontre.

Il est condamné à trois ans de prison, dont huit mois avec sursis probatoire durant deux ans, avec maintien en détention.

Il a une obligation de soins, de travail, d’indemniser les victimes et interdiction de contacts avec celles-ci et de paraître à leur domicile. Il a interdiction de porter une arme durant dix ans.

Enfin, le troisième prévenu, Dy. (*), est le plus âgé. À 23 ans, il comparaissait sous contrôle judiciaire.

Poursuivi pour proxénétisme aggravé et intimidation, il est reconnu coupable de ces faits.

La procureure avait requis quatre ans de prison, dont deux ans avec sursis et mandat de dépôt différé.

Le tribunal l’a condamné à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis probatoire durant deux ans, avec obligation de soins, de travail, d’indemniser les victimes et interdiction de contacts avec celles-ci et de paraître à leur domicile.

Il a, lui aussi, interdiction de porter une arme durant dix ans. Il n’a pas été incarcéré immédiatement. Il devra verser 1.000 € de dommages et intérêts à l’une des victimes et 9.000 € solidairement avec Y. à une autre victime.

Les trois condamnés ont dix jours pour faire appel.

(*) pour protéger l’identité des victimes mineures, nous ne donnons pas l’identité des prévenus, en raison de leurs liens avec celles-ci.

ndlr : La très grande majorité des clients d’enfants ou d’adolescents prostitués échappent à la justice. Ce laxisme laisse ces crimes dans l’ombre. Ils sont des dizaines de milliers.
Si toi qui me lis es l’une de ces engeances : stop  !

Source ( Le Berry Républicain )

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