
Assigny | Laxisme pour celui qui se masturbait sous la couette avec son fils de 4 ans
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
oui
Pédocriminel En liberté
- 18/03/2022
- 13:49
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Les faits sont anciens, mais heureusement pas encore prescrits. En se présentant à la barre du tribunal correctionnel de Dieppe, mardi 15 mars 2022, le prévenu encourt 10 ans de prison.
Les faits qui lui sont reprochés sont particulièrement graves et ont été révélés par sa fille, qui se confie un jour à son infirmière scolaire. Elle lui raconte qu’elle a été victime d’attouchements de la part de son père quand elle était petite, au domicile familial à Assigny (Petit-Caux). Il est question de mains aux fesses très appuyées lorsqu’elle avait entre 6 et 8 ans. *
Les enquêteurs s’intéressent aux autres enfants du couple et l’un des garçons raconte avoir été agressé lui aussi.
Alors qu’il était âgé de 4 à 6 ans, au début des années 2000, son père lui demandait régulièrement de le rejoindre sur la couette pour se masturber ensemble.
« Ça s’est arrêté parce que ma mère lui a dit que ça suffisait », se souvient le jeune homme.
Interrogée, la mère explique qu’elle ne parlait pas de ces faits mais plutôt des violences qu’elle subissait. Devant les enquêteurs, elle assure n’avoir jamais su que son mari avait agressé sexuellement leur fils.
Au fil des auditions, le portrait de cette famille se fait de plus en plus précis : un père jaloux maladif, qui assigne son épouse aux tâches ménagères. Un comportement très tendancieux avec les femmes de son entourage.
Les consommations d’alcool fréquentes et des coups lorsque les disputes sont trop fortes.
« Une fois, il a frappé tellement fort qu’on a cru qu’elle n’allait pas se relever », se souvient l’un des enfants.
La mère évoque également une fausse couche, à plusieurs mois de grossesse. Pour elle, ce sont les coups reçus de la part de son mari qui ont provoqué la mort du bébé in utero. Absente à l’audience, la mère de famille avait expliqué avoir tenté de partir du domicile mais sans succès.
« Il me promettait que ça allait s’arranger, ça allait mieux pendant 15 jours et ça recommençait », confiait-elle aux enquêteurs.
À la barre du tribunal, le prévenu écoute l’exposé des faits sans sourciller. Il reconnaît « des erreurs », en les reliant à sa consommation d’alcool.
L’expertise psychiatrique relève le manque d’empathie du prévenu, palpable à l’audience.
La présidente lance alors :
« On peut avoir peur de ce que vous êtes capable de faire sur d’autres enfants ».
Le prévenu, pourtant incapable d’expliquer pourquoi il a posé de tels gestes sur ses enfants, répond alors :
« Non, il n’y aura plus rien, je me suis calmé ».
« Les faits sont établis, ils sont crédibles. Monsieur a reporté son appétit sexuel sur ses enfants. Il est encore dans le déni ».
Me Bellet, en évoquant l’enfance difficile de son client, tempère alors :
« Chacun est le fruit de son histoire ».
L’avocat souligne aussi que l’expertise ne retient pas une orientation pédophilique chez le prévenu.
« Les gestes sur sa fille n’avaient pas de connotation sexuelle. Sur le fils, les faits sont graves mais très anciens », poursuit-il, rappelant que son client a un casier judiciaire vierge.
Après en avoir délibéré, le tribunal suit dans l’ensemble les réquisitions du ministère public et condamne le prévenu à trois ans de prison dont deux ans avec sursis probatoire renforcé avec obligation de soins. L’année de prison ferme sera effectuée via un bracelet électronique et le prévenu est désormais inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.
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