Anglet | Un pédocriminel condamné à 30 mois de prison pour avoir filmé des fillettes dans la rue

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Fillettes filmées dans la rue, images de viols d’enfants, « Un véritable danger »
L’homme de 40 ans détenait des dizaines de milliers d’images et vidéos pédocriminelles, dont des vidéos de viols d’enfants, qu’il partageait avec d’autres pédocriminels.

Il filmait des fillettes de 4 à 12 ans dans la rue ou dans des clubs de sport, à Anglet.

« Il n’était pas seulement consommateur, mais acteur prédominant dans le cercle des pédocriminels », cingle la procureure Jeanne François.

Un homme de 40 ans, habitant à Anglet, était jugé devant le tribunal judiciaire de Bayonne, ce jeudi 8 janvier, pour consultation, détention, acquisition et diffusion d’images à caractère pédocriminel, entre 2019 et 2025.

Des dizaines de milliers d’images et vidéos pédocriminel ont été retrouvées dans ses téléphones et ordinateurs.

Il avait créé un groupe de discussion sur une application cryptée, regroupant une vingtaine de pédocriminel, afin d’échanger des contenus de jeunes filles mineurs, parfois violées.

Ce chef de projet informatique, né à Bayonne, n’aurait peut-être pas été repéré par la justice sans la vigilance d’une citoyenne.

Le 9 novembre 2025, elle remarque cet homme au comportement suspect, suivant une fille de 10 ans en filmant ses fesses, près de la plage à Anglet, avant d’alerter la police.

En garde à vue, les policiers découvrent dans son téléphone toutes les images et vidéos compromettantes.

L’enquête bascule alors dans une autre dimension. Lors de la perquisition à son domicile, deux ordinateurs, quatre téléphones, douze disques durs et des cartes SD sont retrouvés avec les mêmes contenus.

Il écrivait sur ses « addictions », ses « pulsions » et ses « démons » dans des carnets de notes.

L’une des vidéos le montre en train de se masturber avec une culotte de taille 6 ans.

Mais cela va plus loin. Naviguant sur le Dark Web à la recherche de contenus pédocriminels, il enregistre et diffuse les images à d’autres pédocriminels. Il va jusqu’à filmer des fillettes à leur insu dans la rue, dans les clubs de gymnastique ou de danse près de chez lui, ou à la patinoire, pour les diffuser sur Internet. Il fixait même des alarmes sur son téléphone pour ne pas oublier de se rendre aux heures d’entraînements des enfants.

Devant les juges comme devant les policiers, l’homme reconnaît tout, assure être presque « soulagé » d’être entre les mains de la justice pour « se faire soigner », ne parvenant pas à s’en sortir seul.

Il explique que « l’addiction a commencé il y a dix ans » et que cela est monté crescendo, descendant en âge progressivement.

Des adolescentes de 17 ans, puis des mineures de moins de 15 ans et des enfants jusqu’à 4 ans, parfois plus jeunes.

« Sa cible préférait était les fillettes de 4 à 12 ans », selon la procureure.

À la barre, il s’exprime intelligemment, conscience de « la gravité » de ses actes. Son avocate, Me Orlane Le Gall, tente d’expliquer ses déviances par « une enfance marquée par la découverte de la sexualité à travers la pornographie, son père tenant un sex-shop à Biarritz. Puis, il y a eu un glissement. L’insoutenable est devenue soutenable pour lui. »

Elle demande du sursis, soulignant qu’il n’a jamais agressé aucune fillette.

La procureure a décrit un profil « inquiétant » sans « aucune empathie » et « représentant un véritable danger » au regard des « vidéos atroces » découvertes.

Elle a requis trois ans de prison ferme. Il a été condamné à deux ans et demi de prison ferme avec injonction de soins.

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