Aisne | Un père accusé de viols sur ses enfants relaxé
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 12/04/2026
- 18:28
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Mardi 7 avril, à la barre du tribunal judiciaire de Saint-Quentin, le prévenu se présente en survêtement, baskets et sac en bandoulière.
À 37 ans, cet homme ne sait ni lire, ni écrire, ni compter.
Décrit comme impulsif et intolérant à la frustration, il est aussi présenté comme particulièrement pudique, rougissant à la moindre plaisanterie à connotation sexuelle.
Un profil qui dénote des faits reprochés
Un profil qui contraste avec la gravité des faits poursuivis : des viols correctionnalisés sur ses trois enfants, âgés de 3, 4 et 5 ans au moment des faits.
Les enfants prétendument violés par leur père sont placés.
« Parce qu’on déménage souvent, des problèmes d’hygiène et quelques séparations », explique le père.
Selon l’accusation, les faits se seraient déroulés lors de ses week-ends d’accueil.
Les déclarations des enfants sont détaillées.
L’une évoque des gestes intrusifs : « le doigt dans le trou ».
Le fils décrit des attouchements et mime les faits lors d’un examen pédiatrique.
Selon le président, le troisième enfant évoque des faits similaires.
Un élément est à savoir : les trois enfants sont placés dans des familles d’accueil différentes, rendant difficile toute concertation entre eux.
Absente à l’audience, la mère est néanmoins citée.
Les enfants affirment qu’elle aurait été au courant.
À la barre, le père conteste fermement.
« Je ne suis jamais seul avec les enfants », assure-t-il.
« C’est madame qui s’en occupe. »
Il précise également ne jamais les laver :
« Ce n’est pas à un homme de faire ça. »
Pour Me Léa Gosset, administratrice ad hoc des enfants, la culpabilité ne fait pas de doute.
Mais lors de ses réquisitions, le parquet nuance.
Le ministère public évoque à la fois les éléments à charge et ceux à décharge, notamment les conclusions des expertises psychiatriques.
Certaines d’entre elles émettent des réserves et « amènent à la prudence », souligne le procureur.
« Je n’ai jamais soutenu la culpabilité dans un dossier où les experts avaient un doute », poursuit-il.
« Les éléments mis bout à bout me font douter. Je n’ai pas la vérité. Je suis passé de la certitude au doute. »
La défense s’appuie sur ces incertitudes.
« L’assistant familial et le référent UTAS sont hostiles, les questions sont orientées, la parole des enfants est téléguidée », plaide Me Aude Gilbert-Carlier.
Après en avoir délibéré, le tribunal a prononcé la relaxe.
Une décision qui met un terme aux poursuites, tout en laissant subsister des interrogations.
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