Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Belgique | Quatre ans de prison avec sursis requis pour le viol d’un garçon de six ans

 

Le tribunal correctionnel de Charleroi a examiné un dossier de viol sur un enfant de six ans, ce mercredi matin.

Son oncle, légèrement attardé, a profité d’un soir de babysitting pour abuser de lui.

Le parquet a requis quatre ans de prison avec un sursis probatoire strict.

Damien M. avait l’habitude de garder les enfants de sa sœur séparée et travaillant en horaire décalé.

Le lendemain du 4 octobre 2016, alors que sa mère le conduisait à l’école, le petit garçon de six ans s’est plaint, décrivant une scène d’abus sexuel perpétrée par son oncle, au point qu’il en avait saigné.

Après des visites chez le pédiatre et à l’hôpital, qui ont confirmé le viol, la mère du garçonnet a décidé de déposer plainte.

Interrogé, Damien M. a reconnu immédiatement les faits, sans pouvoir les expliquer.

Détenu depuis lors, le prévenu n’a pu exprimer les raisons qui l’ont poussé à commettre ce viol.

Selon Me Brocca, qui défend les intérêts de la partie civile, l’enfant a changé de comportement: il est agressif, se bagarre à l’école, voit ses résultats scolaires chuter, est victime d’énurésie et tente de reproduire ce qu’il a subi, notamment avec sa petite sœur.

«Sa vie est détruite.

Tandis que l’auteur pourra continuer à vivre», a commenté la mère.

Au parquet, le substitut Bouilliez a relevé l’extrême gravité des faits mais également le retard mental léger du prévenu, ainsi que son immaturité affective et sexuelle.

Le ministère public a donc requis une peine de quatre ans de prison, avec un sursis probatoire strict et un accompagnement pouvant lui rappeler les interdits dans les relations enfant-adulte.

Me Napoli, conseil du prévenu, a lui aussi rappelé ces carences mentales et affectives, ainsi que les aveux immédiats de son client pour solliciter un sursis probatoire.

Jugement le 18 octobre.

Source : L’Avenir