Aisne | 27 ans de réclusion criminelle pour l’homme accusé de viols sur 7 mineurs
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 02/06/2026
- 11:02
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Durant les six longues heures qu’ont duré les délibérations, les jeunes victimes sont restés ensemble, soudés, comme ils l’ont été depuis le début du procès devant la cour d’assises de l’Aisne.
Une attitude saluée, le matin même par l’avocat général à l’issue de ses réquisitions.
« Je tiens à saluer votre courage et vous féliciter pour cet esprit d’équipe, c’est un élément positif qui va sans doute vous permettre de vous reconstruire. »
De retour pour une dernière fois dans la salle des assises, ils ont entendu le verdict prononcé par la présidente de la cour d’assises.
« À la question de votre culpabilité, la réponse est oui à la majorité de 7 voix au moins. »
L’accusé, Jean-Michel Nice, 60 ans a été reconnu coupable de viols aggravés et d’atteintes sexuelles sur les sept victimes.
L’état de récidive légal a été reconnu. En réponse, la cour d’assises de Laon l’a condamné à une peine de 27 ans de réclusion criminelle assortie d’une période de sûreté des deux tiers de la peine.
Il est astreint à un suivi socio judiciaire de dix avec une injonction de soins. Il devra en outre indemniser ses victimes, il est également inscrit au fichier de délinquants sexuels..
Mon client a dit qu’il ne reconnaissait pas les faits, c’est cela qui m’importe, déclare Me Ana-Maria Martins, avocate de l’accusé
Son avocate, Me Ana-Maria Martins avait, le matin, plaidé en vain l’acquittement. Me Martins savait que sa tâche serait difficile et que le silence obstiné de son client ne plaidait pas en sa faveur.
« Le silence est un aveu, eh bien non. Ce n’est pas la preuve qu’il a commis les faits. Mon client a répondu à une question majeure :
« Non, je ne reconnais pas les faits » et c’est cela qui m’importe. Comme durant toutes ses gardes à vue, durant les confrontations, il a, à chaque fois, contesté les faits. »
« Une enquête à charge »
Patiemment, elle a repris le dossier, pointant les déclarations contradictoires des enfants, les dates ou lieux qui ne collaient pas avec les faits selon elle.
Regrettant « une enquête à charge », elle avançait une complicité entre les parents de certaines victimes et celle des deux enfants agressés en 2021, affaire pour laquelle Jean-Michel Nice a été condamné en 2023, « La révélation des faits qui nous occupe s’est faite quelques jours avant ce procès. »
Ses arguments n’ont pas convaincu les magistrats et les jurés de la cour d’assises.
Jean-Michel Nice a dix jours pour faire appel de ce jugement.
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