Strasbourg | Le pédophile multirécidiviste Richard Massette condamné à huit ans de prison
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 17/03/2026
- 09:30
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- 67 | Bas-Rhin, Agressions sexuelles sur mineurs, Corruption de Mineur, Détention et Diffusion d’Images Pédopornographiques, Interdiction d'Exercer auprès des Mineurs, Interdiction De Contact Avec des Mineurs, Obligation de Soins, Pédocriminalité, Prison Ferme, Richard Massette, Strasbourg, Suivi Socio Judiciaire
Cet homme de 41 ans a déjà été sanctionné plusieurs fois, depuis 2019, pour des faits en lien avec des images pédocriminelles.
« C’est un dossier glaçant », concède l’avocat de la défense M e Georges-Frédéric Maillard.
Son client est poursuivi pour corruption de mineur, enregistrement de l’image pornographique d’un adolescent, détention et diffusion de clichés pédocriminels.
En 2003, tout jeune majeur, il avait été condamné pour une agression sexuelle imposée à un enfant de six ans.
Depuis, il n’a cessé de récidiver au gré de ses sorties de prison en important, détenant et diffusant des images à caractère pédocriminel.
« J’ai besoin de regarder ce type de photos »
« Quand j’ai un portable et un accès à internet, j’ai besoin de regarder ce type de photos », confesse le prévenu.
Il reconnaît sans ambages être attiré par « les garçons de 10 à 15 ans. Je me sens mieux avec les plus jeunes qu’avec des adultes. »
Courant 2024, après une longue incarcération, il se reconnecte aux réseaux sociaux.
Ses journées, sont rythmées par la prise d’alcool et TikTok, « seul moyen d’avoir un lien social virtuel ».
Il entre ainsi en contact avec des mineurs dont un jeune de 14 ans, domicilié dans le département de l’Oise.
Au fil d’échanges réguliers, il parvient à nouer une relation de confiance avec l’ado au point de le convaincre de laisser la caméra de son téléphone allumée pendant qu’il prend son bain.
En échange, le garçon reçoit des cadeaux ou de l’argent.
L’adulte en profite pour capturer la nudité de l’ado en photo.
“Revenge porn”
Mais quand le garçon le bloque sur les réseaux, le quadragénaire se venge.
Il envoie les clichés de l’adolescent nu à un autre mineur.
« Il avait fait des captures d’écran de mon visage et menaçait de les diffuser », motive le quadragénaire.
Suite à la plainte de la mère de la victime, qui a découvert les conversations entre son fils et un inconnu, les policiers ont trouvé sur le disque dur du mis en cause 697 photos d’adolescents de 10 à 15 ans torse nu, dont quelques-unes ont un caractère pornographique.
Ils ont aussi trouvé une vidéo où le mineur demande à sa petite sœur de trois ans de lui toucher le sexe.
Devant son écran, le visage du prévenu apparaît souriant en visionnant la scène.
« Je ne lui ai rien demandé de faire à sa demi-sœur, je lui ai même dit que c’était interdit », oppose l’intéressé.
Pour Me Gaëlle Koenig, conseil de Themis administrateur ad hoc du mineur, le prévenu a profité de la « vulnérabilité de l’adolescent » ; un « garçon en manque de repères, qui vit dans une certaine précarité et dont la maman est dépassée ».
Aujourd’hui, ce jeune « est placé suite aux faits commis sur sa demi-sœur. Il ressent de la culpabilité. »
Ce jeune « a découvert sa sexualité à travers la prédation d’un autre, avec des masturbations réciproques en live. Monsieur lui a appris à monnayer son corps », complète la procureure Alexandra Chaumet.
La magistrate rappelle les observations des experts psychiatre et psychologue :
« Il a une pédophilie exclusivement dirigée vers les jeunes garçons ».
Il présente « des pulsions sadiques mal contenues ».
« Un risque d’aggravation des actes » est possible.
Me Maillard pose le diagnostic d’un dossier « complexe humainement. Monsieur est à la fois prédateur et vulnérable. C’est une sorte de Janus », avec deux visages.
« Il est totalement isolé, y compris en détention puisqu’il ne sort jamais en promenade. Son environnement familial est terrible avec un père qui avait lui-même des penchants pédophiles », au sujet desquels la mère fermait les yeux.
Richard Massette a été condamné à huit ans de prison ferme avec maintien en détention.
Il a les interdictions définitives d’exercer toute activité en contact avec des mineurs et d’entrer en contact avec tous les mineurs.
Le tribunal a ordonné un suivi socio judiciaire de 10 ans, avec une peine de trois ans de prison en cas d’inobservation des obligations, parmi lesquelles : travailler et se soigner.
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