Angers | Le récidiviste Jean-Christophe Moris, 67 ans, condamné à 30 mois de prison

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Il entrait de nuit dans une école primaire pour s’y masturber
Tribunal Judiciaire d'Angers
Il a été condamné par le tribunal correctionnel d’Angers (Maine-et-Loire), ce lundi 19 janvier, à une peine de deux ans et demi de prison. Il a été reconnu coupable de détention d’images pédopornographiques et d’intrusion non autorisée dans un établissement scolaire.

Une simple paire de bretelles sur son torse nu et un legging pour couvrir ses jambes.

C’est dans cette étonnante tenue qu’un homme de 67 ans a été interpellé, jeudi 15 janvier, peu après 21 heures.

Le sexagénaire avait été repéré par une habitante du quartier Pasteur à Angers, alors qu’il entrait dans une école primaire, malgré l’horaire tardif. Outre son accoutrement, l’homme se promenait en possession d’un sac renfermant des sous-vêtements féminins et des maillots de bain pour enfants.

Placé en garde à vue, le suspect était déjà défavorablement connu de la justice. Jean-Christophe Moris a en effet été plusieurs fois condamné pour des infractions à caractère sexuel : exhibition et détention d’images à caractère pédocriminel. 

Sa dernière condamnation, qui l’avait conduit en prison, concernant déjà une intrusion dans cette même école d’Angers, où il avait pris l’habitude de bloquer les portes pour s’y introduire, puis assouvir ses pulsions masturbatoires.

“J’étais dans un passage de déprime, ça a été instinctif”

, explique le prévenu au tribunal correctionnel d’Angers, qui l’a jugé ce lundi 19 janvier dans le cadre d’une comparution immédiate. 

Jean-Christophe Moris reconnaît une attirance pour les petits garçons.

Il est suivi par le Centre de santé mental angevin et fait l’objet d’un traitement médicamenteux, qu’il respecte passablement. Un psychiatre estime son niveau de dangerosité d’intermédiaire.

S’il reconnaît ses travers, le prévenu affirme qu’il n’est jamais passé à l’acte.

Pointant la persévérance de Jean-Christophe Moris dans la commission d’infractions, alors même qu’il a déjà fait l’objet de condamnation, le procureur de la République requiert une peine de trois ans de prison à son encontre. 

“Il n’est jamais, heureusement, passé à l’acte. Il est dans le virtuel”, a tenté de tempérer son avocat, Me Philippe Goupille.

“On a affaire à un homme désemparé, qui a du mal à contenir ses pulsions. Il a besoin d’être suivi psychologiquement.” 

Le tribunal l’a finalement condamné à une peine de trente mois de prison.

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