Rezé | Un ancien animateur du périscolaire finalement condamné à six ans de prison

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Il a agressé 10 petites filles et 3 garçons
L’homme de 60 ans, qui exerçait à Rezé, avait été jugé par le tribunal correctionnel de Nantes en décembre. Les examens médicaux avaient établi un tableau clinique «post-traumatique» chez les jeunes victimes.

Dans cette affaire, c’est une petite fille qui a d’abord parlé à sa mère, début 2019.

Elle évoque notamment des chatouilles au niveau des parties génitales.

Puis les dénonciations d’autres enfants, interrogés par leurs parents, suivent.

Au total, une vingtaine de signalements sont adressés au procureur.

L’instruction met en évidence 13 victimes, 10 petites filles et 3 garçons, «tous très jeunes», selon les mots à l’audience de la présidente du tribunal.

Les témoignages sont confirmés en partie par des examens médicaux.

Ils étayent un tableau clinique «post-traumatique» chez les jeunes victimes : forte réaction émotionnelle, refus et peur d’aller à l’école, attitudes sexualisées ou énurésie – le fait d’uriner au lit.

Une enquête rare

Pendant deux jours, face aux familles constituées parties civiles, le prévenu avait tout nié, refusant le moindre aveu.

En opposition aux «actes monstrueux» reprochés, le sexagénaire s’était dépeint en bon père de famille, animé «par la voix du cœur», n’ayant de cesse de répéter sa vie détruite, sa souffrance.

Avant de s’énerver contre les accusations du parquet, la société, la pornographie présente «partout», lui qui n’a plus de libido ni de relations sexuelles avec sa femme depuis des années.

Enquête

Dans le périscolaire, une mécanique des violences contre les enfants : «C’est un gros angle mort»

L’audience avait aussi mis en exergue la difficulté à recueillir la parole des enfants, friable et fragile à la fois.

Du côté de la défense des parties civiles, Me Rodolphe Costantino avait cependant souligné le côté exceptionnel de l’enquête :

«Car si ces affaires sont légion, peu se judiciarisent. Ce sont des dossiers complexes, souvent étouffés par les administrations. Elles sont chronophages avec le traitement d’une parole compliquée, celle de très jeunes enfants où les parents sont les premiers à espérer que rien ne se soit pas passé.»

L’homme aujourd’hui âgé de 60 ans a été reconnu coupable d’agressions sexuelles commises sur des enfants de 3 à 5 ans au moment des faits.

Cette condamnation, de six ans de prison, va au-delà des réquisitions du procureur, qui avait demandé une peine de cinq ans de prison ferme.

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