Clermont-Ferrand | Condamné pour avoir téléchargé près de 18.000 fichiers pédoporno

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Le juge réfute la notion d’addiction et préfère parler de « déviance d’ordre sexuelle …” !!
Ce sexagénaire, interpellé en octobre dernier, comparaissait, lundi, pour avoir enregistré et partagé un très grand nombre de fichiers pédopornographiques depuis plusieurs années.

Lorsque les policiers l’interpellent à son domicile, ce 6 octobre 2020, à sept heures du matin, son ordinateur portable est posé sur le lit de sa chambre, déjà allumé.
Comme il le fait depuis au moins sept ans, ce sexagénaire à la retraite télécharge des fichiers pédopornographiques. Son ordinateur en aurait enregistré et partagé près de 18.000.

Funeste “boulimie”

« C’est énorme », commente Anne David, la présidente de l’audience correctionnelle, où il doit répondre de ses actes. Le prévenu, cheveux courts et petites lunettes, le confesse sans problème. Tout comme il tente d’expliquer calmement et de bon gré cette funeste « boulimie ».

Celle-ci aurait démarré en 2013, à la suite d’une séparation.

« Mon problème, ce n’est pas tellement la visualisation. Je suis plus accro au téléchargement. Parfois je mets tellement de fichiers que je suis à la limite de mes capacités informatiques. »

Conscient de son souci, il dit avoir entamé des soins.

« J’ai pu identifier que je ne suis pas réellement attiré sexuellement par les enfants. Mais je suis très mal car je suis incapable de mettre ce qu’il y a derrière ce que je fais.

LE PRÉVENU

Une expertise psychiatrique pointe des traits pédophiles ainsi qu’une dangerosité sociale avérée et un risque de récidive. »

La présidente réfute pour sa part la notion d’addiction et préfère parler de « déviance d’ordre sexuelle par rapport au visionnage d’enfants. »

“Des enfants malatraités”

Des enfants « maltraités, victimes d’humiliation et de violences », rappelle-t-elle aussi.

« Mon client a conscience du mal qu’il fait à ces jeunes filles ou jeunes garçons », tempère Me Sophie Payen en défense.

« C’est l’une des raisons pour lesquelles il ne va pas passer à l’acte. Son objectif aujourd’hui, c’est de comprendre. »

Le tribunal le condamne à 18 mois de prison assortis d’un sursis probatoire de 3 ans. Le retraité aura son nom inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais).

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