Près de 3 000 profils dangereux écartés après la vérification des antécédents judiciaires
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 15/01/2026
- 10:34
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Près de 3 000 personnes (2 980 exactement) ont été écartées des secteurs de la protection de l’enfance et de l’accueil du jeune enfant par la généralisation en octobre du système de vérification des antécédents judiciaires, a annoncé mardi 13 janvier la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry.
“Les contrôles se poursuivent, nous vérifions tout le stock des professionnels et bénévoles”
, a-t-elle dit à l’AFP, sans préciser quelle proportion de ces personnes était en poste ou en phase de candidature.
Plus de 650 000 attestations d’honorabilité ont été délivrées. Ce document certifie qu’une personne n’a pas de condamnation au casier judiciaire, ni d’inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais) l’empêchant d’exercer auprès de mineurs.
Ce dispositif a été généralisé début octobre pour tous les professionnels et bénévoles de la protection de l’enfance (personnel des foyers, assistants familiaux) et de l’accueil du jeune enfant (personnel des crèches et assistants maternels).
Ils doivent remettre ce document à leur employeur lors de l’embauche, puis régulièrement.
Le dispositif bientôt étendu aux instituts médico-éducatifs
“Il ne faut pas être naïfs : ces gens-là vont aller où ? Dans les hôpitaux, auprès des personnes handicapées, ils vont aller dans des zones où le contrôle n’existe pas ou est moins efficace”
, avertit la haute-commissaire à l’Enfance.
“Nous les évinçons d’un secteur, ce n’est pas pour qu’ils se rediffusent ailleurs”
, explique-t-elle.
Le dispositif a été étendu en décembre aux demandeurs de l’agrément à l’adoption et le sera “au cours du premier semestre” aux instituts médico-éducatifs (IME), qui accueillent des enfants handicapés.
Cette vérification ne concerne pas les vacataires ou intérimaires dans les écoles maternelles ou primaires.
La question des violences sexuelles en milieu périscolaire a surgi ces derniers mois à Paris avec le dépôt d’une série de plaintes visant des animateurs d’écoles de la capitale.
Parmi les motifs d’inscription au Fijais figure la détention d’images pédocriminelles car la proportion de passage à l’acte chez leurs détenteurs est importante.
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