Saint-Clément-des-Levées | Incarcéré depuis le 19 décembre 2025, il a été remis en liberté mercredi 7 janvier 2026
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Pédocriminel En liberté
- 14/01/2026
- 16:04
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Une mise en accusation pour meurtre d’abord. Puis une mise en examen pour des viols incestueux et des agressions sexuelles. En l’espace d’une dizaine de jours, Bruno M., un homme de 58 ans originaire du Saumurois, s’est retrouvé mis en cause dans deux dossiers criminels.
Le 10 décembre 2025, la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel d’Angers ordonnait le renvoi de Bruno M. devant la Cour d’assises de Maine-et-Loire. S’il a formé un pourvoi en cassation et qu’une incertitude demeure donc, il devrait être jugé pour le meurtre de son épouse, Anne Cevaer, morte le 27 novembre 2016 dans leur logement situé à Saint-Clément-des-Levées.
Cette femme de 53 ans avait été découverte dans une mare de sang, tuée d’un coup de fusil. Si la thèse d’un suicide avait été dans un premier temps envisagée, notamment car la quinquagénaire souffrait de dépression, les investigations ont finalement permis de soupçonner son mari, Bruno M. Dans cette affaire, celui qui clame son innocence a été mis en examen en 2020 et est donc renvoyé devant la Cour d’assises.
Le 19 décembre 2025, le même homme a été présenté à un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Saumur. Celui-ci l’a mis en examen pour viols incestueux et agressions sexuelles. La plaignante est sa propre fille, aujourd’hui âgée de 22 ans. Celle-ci avait déposé plainte au mois de mai 2025, dénonçant des agressions subies dès l’âge de cinq ans.
« La période de la baignoire »
Incarcéré le 19 décembre par un juge des libertés et de la détention, Bruno M. a fait appel de cette ordonnance et a donc comparu, mercredi 7 janvier 2026, devant la chambre de l’instruction, à qui il a demandé sa remise en liberté. La présidente a donc proposé un résumé des éléments contenus dans le dossier. Lors de sa plainte, la jeune femme a décrit des caresses sur le sexe et des pénétrations digitales lors de ses bains, parlant de la période de la baignoire .
Elle a expliqué que son père, Bruno M., a partagé son lit jusqu’à ses douze ans et qu’il frottait son sexe contre le sien.
“À ses douze ans, vous avez émis le souhait de la dépuceler et avez donc eu des relations sexuelles avec elle, parfois avec des sex-toys”, continue la présidente de la chambre de l’instruction.
“À 15 ans, elle réalise l’anormalité de vos agissements, refuse d’encore les subir, mais vous lui faites du chantage au suicide”.
Elle arrive finalement à s’opposer à ces viols à ses 17 ans. L’adolescente aurait subi des viols quasiment quotidiens. Pour arriver à ses fins, son père, outre le chantage, offrait parfois de l’argent à sa fille.
Entendu en garde à vue et par le juge d’instruction, l’homme de 58 ans n’a pas contesté la matérialité des faits. Il a donné ses explications, résumées elles aussi par la chambre de l’instruction : Vous expliquez être tombé amoureux de votre fille. Vous dites que vous vouliez l’éduquer sexuellement. Vous évoquez son consentement, alors qu’elle n’avait que 12 ans.
« Je sais que ce que j’ai fait est grave »
Avant sa plainte de mai 2025, la fille de Bruno M. avait déjà, à son adolescence, dénoncé les agissements de son père. Elle avait été placée en 2016 mais, à la mort de sa mère – tuée d’un coup de fusil donc –, l’adolescente alors âgée de 16 ans était retournée chez son père. Aucun processus judiciaire n’avait été enclenché. Les agressions avaient alors repris.
Pour justifier sa demande de mise en liberté, Bruno M. a expliqué, mercredi 7 janvier 2026, qu’il ne s’estimait dangereux pour personne, sauf pour sa fille . Il explique qu’il n’a pas eu conscience du mal qu’il faisait. Et assure aujourd’hui :
“Je sais que ce que j’ai fait est grave”.
Son avocat, Me Pascal Rouiller, ne dit pas autre chose :
“Les faits sont incontestablement graves. Mais il les a admis. Il n’y a pas de risque de pression sur la victime, avec laquelle il n’a plus aucun contact. Il est en mesure de respecter un contrôle judiciaire. “
Pour l’avocate générale Sophie Quaile, il y a une réelle inquiétude vis-à-vis de Bruno M. Le risque de pression est avéré, considérable. Il évoque de l’amour. Il lui a déjà fait du chantage au suicide. Après délibération, la chambre de l’instruction a donné raison au mis en cause. Sa libération a été ordonnée, ainsi que son placement sous contrôle judiciaire.
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