Sarthe | Condamné à du sursis pour les agressions sexuelles commises sur ses filles

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Pédocriminel En liberté

“Je deviens fou, je ne sais pas ce qui m’a pris”
Jugé le 15 septembre 2025, un homme de 47 ans a été reconnu coupable d’agressions sexuelles incestueuses commises en 2024 sur deux de ses filles, alors adolescentes. Il écope à 30 mois de prison avec sursis probatoire.

Les bras croisés, en larmes, le prévenu a peiné à trouver ses mots face aux juges. Informaticien installé depuis peu dans l’Essonne, il a reconnu des gestes  impardonnables  envers ses deux filles.

Les faits remontent à mai et novembre 2024, à Spay, alors qu’elles vivaient chez lui depuis le divorce des parents.

Des gestes déplacés et des aveux

De nombreux faits sont reprochés au prévenu : des câlins qui s’éternisent, des mains glissées dans le décolleté et sur les fesses, un baiser forcé sur la bouche.

Devant les enquêteurs, il a tout confirmé.

“Je deviens fou, je ne sais pas ce qui m’a pris”

, a-t-il admis, exprimant sa honte :  Ce n’est pas ce qu’un père doit faire à ses filles. 

À l’audience, il a expliqué avoir  confondu l’amour parental et l’amour de couple, se disant conscient de la gravité de ses actes : 

“Je devais les protéger, pas les agresser”. 

Au moment des faits, son couple battait de l’aile avec sa nouvelle compagne.

Des filles « fracassées »

Aujourd’hui majeures, ses filles ont décrit l’impact des agressions. Elles vont excessivement mal car celui qui les a agressées, c’est leur papa, a martelé l’avocate de la partie civile. 

“C’est un père extrêmement impliqué dans leur vie, et qui les a fracassées. Chaque jour, elles se rappellent ce qu’elles ont vécu”. 

Le procureur a rappelé tout de suite qu’elles avaient su agir comme il fallait, en portant plainte rapidement.

Avant d’insister sur le rapport parental entre eux : 

“Il a profité de sa position de père pour les agresser sexuellement”. 

Le Ministère public a requis 30 mois d’emprisonnement intégralement assortis d’un sursis probatoire, avec obligation de soins.

Le tribunal a suivi ces réquisitions, le père a été condamné à 30 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, une interdiction de contact avec ses filles, l’interdiction de travailler avec des mineurs et l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

Il devra aussi verser 1 600 € de dommages et intérêts à ses filles.

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