Boulogne-sur-Mer | Un beau père condamné à du sursis pour agression sexuelle incestueuse
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 20/10/2025
- 14:39
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Décembre 2023, ce jour-là, une petite fille souhaite montrer à son beau-père une extension de son jeu vidéo.
L’homme vient dans sa chambre.
Soudainement, il glisse ses mains sous les vêtements de la fillette et lui caresse la poitrine.
La petite, sidérée, finit par crier :
« Pourquoi tu fais ça ! Tu m’as dit qu’on avait pas le droit ! »
L’homme se reprend immédiatement et lui demande de ne rien dire.
Ce qu’elle fait, craignant de susciter des disputes entre sa mère et lui.
Puis, trop bouleversée, la petite victime finit par se confier à ses amies et à son enseignante.
Interrogé par sa compagne, le mis en cause reconnaît qu’il a eu « des gestes malheureux ».
Une attitude qui semble à tous incompréhensible : il veillait à n’avoir aucun geste équivoque envers sa petite belle-fille et l’avait sensibilisée à la notion de consentement.
En garde à vue, le mis en cause évoque « plutôt une caresse dans le dos », une version qu’il reprend au tribunal.
Il ne sait expliquer son comportement, parle de « geste inapproprié ».
Une confiance brisée
Son expertise psychiatrique ne conclut à aucun trouble : il n’est pas attiré par les enfants mais est fragile sur le plan affectif.
« Il nous a anéantis, ma fille et moi, exprime la mère.
Elle a été élevée dans une bulle d’enfant.
Il a fait exploser tout ça.
Aujourd’hui elle va bien, on a fait tout ce qu’il fallait mais j’ai peur pour elle. »
« Quand on a dix ans, qu’on joue avec ses jouets, on n’imagine pas qu’on puisse être en danger, assène le substitut du procureur, évoquant « une confiance brisée ».
Reconnu coupable d’agression sexuelle incestueuse sur mineure, le prévenu est condamné à 15 mois de prison assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans.
Il a obligation de soins, interdiction de contact et de paraître au domicile de la victime et sera inscrit au Fijais, fichier des auteurs d’agression sexuelles ou violentes.
En peine complémentaire, il lui est interdit d’exercer, pendant trois ans, une activité en lien avec des mineurs.
Il devra indemniser la partie civile à hauteur de 2 500 euros.
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