Treffieux | Un père de famille à nouveau condamné pour images pédopornographiques
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 21/02/2021
- 22:21
Un informaticien de Treffieux (Loire-Atlantique) a été condamné ce jeudi 4 février 2021 par le tribunal correctionnel de Nantes à 12 mois de prison avec sursis probatoire « renforcé », pour s’être de nouveau livré à de la « consultation » d’images pédophiles.
Deux condamnations analogues sur son casier judiciaire
L’homme de 33 ans avait en effet déjà 2 condamnations analogues sur son casier judiciaire ; il aura désormais obligation de suivre des soins psychiatriques pendant les 3 prochaines années. Le jugement a été frappé d’exécution provisoire, ce qui signifie qu’il s’applique dès à présent, même s’il venait à en faire appel.
Son nom a de nouveau été inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS), ce qui l’obligera à pointer au moins une fois par an pendant vingt ans à la gendarmerie la plus proche de chez lui.
« C’est la troisième fois que vous passez au tribunal pour des faits de même nature… Est-ce que c’est la dernière ? »,
lui avait demandé d’emblée la présidente du tribunal correctionnel de Nantes.
« J’ai connu des abus par un grand-oncle »
« Lors de mes derniers procès, je n’avais rien pu dire d’autre que de présenter mes regrets : je n’avais pas trouvé ce qui m’emmenait vers ce type d’images »,
a-t-il expliqué.
« Depuis, j’ai entamé un travail sur moi-même et j’ai pu débloquer des choses qui remontent à l’enfance : j’ai connu des abus par un grand-oncle. »
« Aujourd’hui, j’en suis sorti et je peux vous affirmer que c’est la dernière fois que je me présente devant vous »,
a-t-il donc promis aux trois juges nantais.
La présidente lui a toutefois fait part de ses « interrogations » sur le fait qu’il est désormais père de deux jeunes enfants.
« Avec ma femme, on a failli se séparer »,
a confessé le prévenu.
Une « attirance » pédophile « depuis la fin du collège »
« Mais depuis elle a mis des mots de passe sur l’ordinateur, elle seule les connaît, je ne peux pas les contourner »,
a-t-il voulu rassurer les juges.
« Madame dit toutefois elle-même avoir « un peu de mal en informatique »… On voit donc mal comment elle pourrait gérer les mots de passe »,
a relevé la présidente du tribunal correctionnel.
Suivi « depuis plusieurs années » par le Centre médico-psychologique (CMP) de Châteaubriant, il avait confessé au cours de l’enquête avoir une « attirance » pédophile « depuis la fin du collège ».
Il avait consulté ces images pour la dernière fois « quelques jours » avant son interpellation par la brigade de gendarmerie de Nozay, début 2019.
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