Vendée | Il traquait les mineurs sur TikTok pour monnayer du contenu sexuel à la demande
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
oui
Pédocriminel En liberté
- 13/01/2026
- 12:02
Catégories :
Mots clés :
Pendant trois ans, ce Vendéen de 26 ans a agi comme un prédateur sur les réseaux sociaux.
Il réclamait à des mineurs de la communauté gay des photos et vidéos de nature sexuelle contre de l’argent. Avant de les faire chanter de diffuser leurs clichés s’ils tentaient d’échapper à son étreinte.
Il a été condamné, vendredi 12 septembre 2025, à La Roche-sur-Yon.
Pendant trois ans, il a traqué les mineurs de la communauté gay sur TikTok.
Chaque fois, il se présente comme un « Sugar Daddy », soit un homme capable de payer pour obtenir des faveurs sexuelles. En tout, il a dépensé près de 25 000 € pour obtenir clichés et vidéos de trois mineurs.
« On passait par Snapchat, TikTok ou Instagram »
, confirme le Vendéen à la barre.
Domination par l’âge, économique et par le chantage
Chaque fois, les demandes sont allées crescendo. Plus insistantes. Plus glauques.
Le plus souvent, en réclamant que les visages des victimes soient visibles. La raison ? Dès que les victimes tentaient d’interrompre le processus ou souhaitaient couper les ponts, il les menaçait de diffuser les contenus sur les réseaux sociaux.
Allant jusqu’à inventer de fausses conversations entre lui et un internaute fictif, en se faisant passer pour « un sauveur » . Un élément dont se défend le suspect.
« Je n’ai fait ça qu’avec l’un d’eux, notre relation était conflictuelle. Pour d’autres, des photos ont réellement fuité. Je les ai seulement prévenus »
, assure-t-il.
Car pour le reste, l’ homme reconnaît les faits, bien qu’il ne semble pas en prendre la pleine mesure.
« Je n’ai compris que c’était grave qu’au moment de la garde à vue »
, reconnaît-il.
Dans un effort de pédagogie, Dorothée Drouin-Englinger, la présidente d’audience, tente de lui faire comprendre pourquoi ces faits relèvent de corruption de mineurs.
« Vous imposiez plusieurs formes de domination. Une domination liée à l’âge, une domination économique et une dernière en les faisant chanter. »
Mais l’intéressé reste englué dans « sa réalité », comme le décrit la procureure.
Il va jusqu’à expliquer qu’il utilisait ses relations virtuelles payantes pour se protéger de tout reproche.
En effet, il avait été précédemment condamné pour le harcèlement de son ancien petit ami.
« Je me disais qu’en payant, on ne pourrait pas me reprocher de les avoir harcelés »
, résume-t-il.
« Monsieur a transformé des mineurs en objets sexuels pour assouvir ses fantasmes, tranche Sarah Huet. Il a entretenu la honte et la culpabilité. Et il savait bien ce qu’il faisait puisqu’il évoque des plaintes avec les mineurs. »
Gaëlle Durand, son avocate, évoque un :
« jeune homme perdu. Il n’assume pas son orientation sexuelle, alors il cherche des relations hors de la Vendée. Par ailleurs, certains mineurs fixaient leurs prix. L’initiative ne venait pas toujours de lui. »
Le tribunal l’a condamné à dix mois de prison sous bracelet électronique et cinq ans de suivi sociojudiciaire.
Il devra suivre des soins, travailler et aura l’interdiction d’exercer toute activité en lien avec des mineurs. Sans quoi, il encourt trois ans de prison ferme.
Et la procureure de rappeler :
« Il vous reste beaucoup de chemin à faire. »
NDWP : Nous relevons qu’il n’y a aucune interdiction de présence sur les réseaux sociaux, alors qu’il effectue sa peine sous bracelet électronique, donc à domicile devant son ordinateur.
Source(s):
Les articles en liens
Tours | Un dangereux pédocriminel condamné
Moulins | Jugement d’un père ayant imposé des centaines de viols à sa fille
Castres | Un individu en prison pour atteinte sexuelle après avoir séduit une ado de 14 ans




