Valence | Huit mois ferme pour l’agresseur sexuel d’un petit garçon

Place Danton, où les enfants sont nombreux à venir jouer au parc, l’affaire a suscité un émoi réel. Un homme de 65 ans a été surpris dimanche vers 19 heures la main dans la culotte d’un petit garçon de 6 ans.

L’homme était jugé hier en comparution immédiate.

a305eb4a4aa9a4e6419b3202b63dd
L’agresseur, une homme de 65 ans, a été condamné à 8 mois de prison ferme. – PHILIPPE DESMAZES / AFP

Ce qui étonne dans cette affaire, c’est la rapidité avec laquelle les faits se sont produits. Le petit garçon, parti au parc avec son papa et son petit frère de 2 ans, précède ceux-ci dans la rue. À un moment donné, un homme également sur le trottoir s’empare de plusieurs journaux gratuits, posés devant un magasin, et en tend un au petit garçon.

Ils traversent alors le passage piéton sous les yeux du papa qui, lui, est bloqué par un feu rouge. Le temps que celui-ci traverse, il retrouve son petit garçon assis sur un banc du parc et à ses côtés l’homme qui a glissé sa main sur le sexe de l’enfant.

On imagine le choc pour le papa qui, une fois n’est pas coutume dans ce genre de situation, a fait montre d’une extrême maîtrise de lui-même et d’un calme stupéfiant. Sans violence mais avec une ferme détermination, il a obligé l’homme à attendre la police préalablement prévenue.

« C’était dur pour moi mais je ne souhaitais pas répondre à la violence par une autre violence » a-t-il expliqué hier, lui qui dans la vie exerce le métier de psychologue.

« Un coup de folie »…

À l’audience, Bernard Cardis – déjà condamné pour des faits d’exhibition sexuelle – apparaît hébété et comme absent. Il est incapable d’expliquer son geste :

« Ça ne se fait pas, c’est défendu. C’était un coup de folie », dira-t-il tout en en reconnaissant la gravité, ce qu’il n’avait pas fait dans un premier temps, lâchant un simple « bof ! » à un témoin qui s’en indignait.

Décrit par les experts comme responsable, mais limité intellectuellement et dépressif depuis la mort accidentelle de son épouse, il est lui-même père de trois enfants et grand-père de plusieurs petits-enfants.

« Imaginez-vous un instant ce que cet enfant a ressenti ? » interroge le procureur, qui estime que l’enfant a été « appâté ».

Et de réclamer deux ans d’emprisonnement, un suivi socio judiciaire et une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

Son défenseur tentera d’adoucir la peine en réclamant surtout des soins pour son client. Le tribunal a finalement condamné celui-ci à 8 mois ferme (24 mois dont 16 de sursis), avec mise à l’épreuve de 2 ans, obligation de soins et inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles, ainsi que son maintien en détention.

Le garçonnet, qui a posé plusieurs questions à son papa, n’a pas souhaité, lui, retourner au petit parc de la place Danton…

Source : http://www.ledauphine.com

Source(s):

Share on facebook
Share on twitter
Share on telegram
Share on whatsapp