
Steenbecque | Le beau-père condamné à du sursis pour agressions sexuelles vingt ans après
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 15/05/2024
- 20:13
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Faustine (1) n’avait que 11 ans lorsqu’ Éric, son beau-père, s’est mal comporté avec elle pour la première fois.
C’était en 1999, à Wavrin, au domicile familial.
Sur le canapé du salon, Éric prend la fillette sur ses genoux et lui impose des “caresses” pendant 20 minutes.
La mère de Faustine est à côté d’eux, mais n’intervient pas.
La victime, aujourd’hui majeure, a porté plainte en 2021.
Elle se souvient parfaitement que sa mère lui a dit après coup : « C’est pour te faire du bien. Il n’y a rien de méchant dans ce qu’il t’a fait. »
Des faits similaires se sont reproduits. La famille a déménagé à Steenbecque quand Faustine avait 13 ans.
Là encore, à plusieurs reprises, elle affirme a voir été victime d’agressions sexuelles.
«Il a recommencé aussi quand j’avais 18 ans. Il a essayé de toucher mes parties intimes. Je l’ai recadré. J’ai ensuite quitté le foyer familial. »
Le mis en cause conteste : « C’était des câlins, comme en font les papas. Quelqu’un a dû monter la tête à Faustine. »
Faustine en veut aussi à sa mère : « Elle n’a jamais tenté de me protéger. Elle a toléré l’intolérable. »
Et aussi à sa grand-mère maternelle qui l’avait incité à ne pas porter plainte : « Si tu le fais, il ira en prison. Ta mère va se retrouver seule et ne pourra plus payer les études de ton petit frère et de ta petite soeur. »
La procédure s’est étendue à une autre jeune femme, elle aussi mineure au moment des faits.
Méline (1) était âgée de 15 ans quand elle a croisé Éric, en 2009.
« Ma mère avait fait appel à son entreprise pour des travaux à la maison. Je m’étais assoupie dans le canapé. Quand je me suis réveillée, il avait la main dans mon soutien-gorge. Je me souviens bien de lui, il avait toujours un chapeau ».
Éric conteste également mais, 15 ans a près, se souvient très bien de Méline : « Elle portait un chemisier léger, largement décolleté ».
D’autres femmes se sont plaintes.
Un salarié d’Éric entre 2011 et 2019 a témoigné.
Trois clientes, à Saint-Omer, Steenbecque et Renescure, s’étaient plaintes de gestes déplacés de son patron, notamment la tentative d’embrasser une femme de force en 2018. Les témoignages de proches semblent confirmer l’analyse de l’expert psychiatre : « Trop tactile dans ses rapports sociaux et familiaux. »
Selon le prévenu tout le monde ment.
« Je vis cette procédure comme une injustice », déclare celui qui, jusqu’alors, avait un casier judiciaire vierge.
Le tribunal l’a condamné à une peine d’emprisonnement de 15 mois avec sursis simple.
Il lui est interdit d’exercer toute activité en lien avec des mineurs, et il sera inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).
1.prénoms des victimes modifiés.
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