St-Forgeux-Lespinasse | Un consommateur de pédopornographie toujours en liberté !

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Pédocriminel En liberté

Laxisme judiciaire comme à l’accoutumé
Via son compte Skyrock, l’homme a partagé des photos montrant des jeunes filles et des fillettes dénudées, mais il n’ira pas pour autant en prison !

Huit mois de prison avec sursis pour des échanges d’images pédopornographiques

Un habitant de Saint-Forgeux-Lespinasse a été condamné, ce mardi 10 octobre, à de la prison avec sursis par les juges du tribunal roannais.

Il lui était reproché des échanges de photos de fillettes dénudées sur la plateforme Skyrock, entre janvier 20015 et septembre 2016. L’homme a assuré à la barre ne pas être attiré sexuellement par les enfants, justifiant ses actes par des raisons artistiques.

Face aux magistrats, l’homme âgé de 59 ans a peiné à trouver les mots pour s’expliquer. Et d’ailleurs, juges et procureur de la République ont eu du mal à trouver de la crédibilité dans ses justifications.

L’affaire a débuté bien loin de Saint-Forgeux-Lespinasse, où est domicilié le prévenu. En février 2018, à Reims, les gendarmes interpellent un homme dont l’ordinateur regorge de 4.700 fichiers pédopornographiques. Des échanges d’images ont eu lieu avec une centaine d’internautes en France et à l’étranger, certains par le biais de la plateforme et le chat de Skyrock.

Les militaires poursuivent leur enquête et remontent ainsi jusqu’au quinquagénaire de Saint-Forgeux-Lespinasse.

Lors de la perquisition de son domicile, ils repèrent dans son ordinateur portable des échanges, en juillet 2016, via son compte Skyrock, de 16 photos montrant des jeunes filles et des fillettes dénudées et dans des postures “à la dimension sexuelle évidente”, précise la présidente de l’audience.

Des images “insoutenables” pour la juge et même “dégueulasses” pour le procureur de la République. Celui-ci assure que des traces d’effacement d’autres fichiers suspects ont été relevées par les enquêteurs.

Ce qui laisserait penser à une “méthodologie” et donc à une consommation d’images pédopornographiques bien plus importantes que les quelques photos restées dans le disque dur de l’ordinateur saisi. Une théorie réfutée par l’avocate du prévenu, ne constatant aucun élément dans le dossier pour la soutenir.

A la barre, penaud, le quinquagénaire tente de s’expliquer, avançant une raison artistique à ces échanges.

L’homme lance aux magistrats :

“Je suis un passionné d’équitation et de photographie. J’aime réaliser des photo-montages de centaure”.

La présidente interroge :

“En quoi cela explique des photos de fillettes de 10 ans ou moins retrouvées dans votre ordinateur ?”

Le quinquagénaire se justifie, Sans visiblement convaincre :

“Pour avoir des photos d’adultes nus, libres de droit, on me demandait souvent de les échanger contre des photos d’enfants”.

Une expertise psychiatrique ne révélera pas “de troubles graves” mais notera “une déviance” de sa libido. Le médecin affirme par ailleurs dans son rapport que le quinquagénaire n’a pas le profil d’un prédateur sexuel, et qu’il se contente de l’aspect virtuel des photographies.

Le quinquagénaire insiste :

“Je regrette ce que j’ai fait. Je n’ai jamais eu d’attirance sexuelles pour les jeunes enfants. Je ne sais pas comment vous convaincre que je ne suis pas dangereux”.

Alors que son casier judiciaire était jusque là vierge de toute mention, le tribunal a condamné l’homme à huit mois de prison avec sursis probatoire de deux ans, avec une obligation de soins. Une inscription au FIJAIS (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles) lui a également été notifié.

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