Savoie | Jorge Banco condamné pour agressions sexuelles sur mineurs
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 31/03/2026
- 14:40
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C’est le courage d’un petit frère pour sa sœur de huit ans, qui lui a donné la force d’intervenir et de mettre en fuite l’homme qui s’était introduit dans leur immeuble le 15 janvier dernier.
Dans la soirée, leur agresseur les avait repérés, alors qu’ils jouaient sur une coursive située au 4e étage de leur immeuble, près de la piscine d’Aix-les-Bains.
Il était monté et avait éloigné le petit garçon avant de caresser l’entrejambe de sa sœur et de lui montrer son sexe.
Mais entendant les cris de sa sœur, le garçonnet était revenu et l’agresseur avait pris la fuite.
Les enfants avaient pu donner un signalement de l’individu aux policiers et donner un détail vestimentaire, un bonnet avec des flocons blancs.
Un bonnet qui sera retrouvé au domicile de Jorge Banco, un cuisinier de 51 ans.
Et son ADN a été retrouvé sur le jogging de la fillette.
Lors de sa garde à vue, les enquêteurs ont fait le lien avec une agression du mois de novembre, lors de laquelle une adolescente de 14 ans qui rentrait de son entraînement d’aviron à vélo, avait elle aussi été caressée à l’entrejambe par un inconnu qui avait pris la fuite.
Un inconnu qu’elle a fini par identifier sur planche photo comme étant Jorge Banco.
Le quinquagénaire comparaissait donc pour répondre de ces faits ce jeudi 19 mars devant le tribunal correctionnel de Chambéry.
De nationalité argentine, il s’exprimait par l’intermédiaire d’une traductrice.
S’il a reconnu en partie les faits de janvier :
« Les enfants disent toujours la vérité », a-t-il dit aux magistrats, il a affirmé n’avoir aucun souvenir d’avoir montré son sexe.
Il a en revanche nié l’agression de novembre, expliquant qu’il souhaitait juste discuter avec l’adolescente et avoir voulu l’empêcher de partir en posant sa main sur sa jambe.
« Mais pourquoi vouloir discuter avec une jeune fille de 14 ans, un soir où il faisait déjà noir ? », a demandé la présidente Juliette Gest.
Impassible, le prévenu a indiqué qu’il ne s’était pas rendu compte de sa jeunesse.
Les jeunes victimes, représentées par Me Damien Degrange, présentes dans la salle avec leurs parents, sont toujours impactées et traumatisées par les faits.
Leurs parents ont dit les conséquences, la perte d’autonomie, la peur des autres et de refaire confiance.
Sur la personnalité du prévenu, on sait de lui qu’il a trois enfants en Argentine âgés de 9, 12 et 18 ans et qu’il était venu en France avec un projet de restauration.
Son casier judiciaire est vierge.
Questionné par le tribunal, il a expliqué avoir lui-même été victime d’agression sexuelle quand il était enfant et travailler sur ses pulsions avec le psychologue de la prison depuis son incarcération.
L’examen psychiatrique qui a été fait et lors duquel il a nié toute volonté sexuelle, dit de lui qu’il fait preuve « d’une grande maîtrise dans l’échange » et qu’il présente des traits de « perversité ».
Dans son téléphone, les enquêteurs ont retrouvé des photos de fesses d’inconnues prises dans la rue.
Pour la représentante du parquet, Alexandre Husson qui a requis une peine de trois ans de prison ferme, le prévenu a eu « un comportement de prédateur ».
Son avocate, Me Solène Royon, a surtout insisté sur la nécessité de soins pour son client :
« Il ne reconnaît peut-être pas tout, mais il a commencé à le faire. »
Le tribunal a déclaré Jorge Banco coupable et l’a condamné à la peine de deux ans et demi de prison avec maintien en détention.
Il a été inscrit au fichier des délinquants sexuels et aura une interdiction de territoire français pendant 10 ans à sa sortie de détention.
Il devra aussi verser près de 20 000 euros de dommages et intérêts aux victimes.
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