Saint-Brieuc | Huit ans ferme pour le viol de sa belle fille de 10 ans
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 03/04/2026
- 10:44
La procédure a débuté 10 ans plus tôt. Mardi 13 janvier, le tribunal de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a jugé un homme de 47 ans, accusé d’avoir abusé sexuellement sa belle-fille mineure.
Une mère de famille régulièrement absente
C’est en 2004 que cet homme entame une relation avec la mère d’une petite fille de trois ans, déjà placée en famille d’accueil depuis un an. Le couple a alors deux enfants, une fille et un garçon.
La fillette placée, future victime, fait son retour au foyer familial en 2010. A cette époque, la maman a un amant et s’absente régulièrement afin de le rejoindre, laissant les trois enfants à la garde de son conjoint.
Cinq ans de viols et d’agressions sexuelles
C’est lors de l’une de ces absences que le prévenu commet pour la première fois l’irréparable. Il intime l’ordre à sa belle-fille, âgée de 10 ans, de se dévêtir et la viole. Il utilise même une seringue dont il en a coupé l’extrémité.
L’homme va réitérer ces agressions à de multiples reprises, même après la séparation du couple en 2014. La mère de famille laisse ses enfants à sa garde certains week-ends.
Hospitalisée après s’être scarifiée
En 2016, la victime, alors âgée de 15 ans, est hospitalisée à la suite de scarifications. Elle dénonce les viols endurés depuis des années. Son agresseur est interpellé.
L’homme nie les faits.
« C’est une menteuse, elle ment tout le temps. »
Phrase répétée à l’audience. Une expertise psychologique de la jeune fille laisse entendre que celle-ci aurait des tendances à la fabulation. Dans le doute, le dossier est classé sans suite.
Une nouvelle affaire change la donne
En 2020, la nièce du prévenu, mineure elle aussi, l’accuse de viols. Cette fois, l’homme les reconnait. Il comparaît devant la Cour Criminelle Départementale en 2022 et écope de dix ans de réclusion criminelle. Il purge actuellement cette peine au centre de détention de Caen (Calvados).
L’affaire classée sans suite est relancée. En 2021, l’agresseur est placé en garde à vue. Il avoue les viols et donne des détails, notamment l’emplacement de la seringue qu’il a utilisée, découverte par les gendarmes en perquisition.
« Ma place n’est pas en prison »
Mais voilà, l’homme prend conscience de ce qu’il encourt. Sa version change : il est innocent.
Mardi 13 janvier, devant le tribunal, l’individu a campé sur ses positions :
« Je vais encore prendre combien ? Ma place n’est pas en prison. »
Le Ministère public, après avoir rappelé la gravité des faits, a requis une peine de huit ans d’emprisonnement.
A l’issue des délibérations, Cédric Sannier a été condamné à huit ans de prison. Une interdiction définitive de toute activité en lien avec des mineurs et une interdiction de contact avec la victime ont également été prononcées.
15 000 euros ont été octroyés à la victime en réparation de son préjudice.
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