Rennes | Un père écope de 15 ans ferme pour avoir violé son fils de 3 ans

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Il viole son fils et le filme
Un habitant de Rennes de 40 ans condamné, ce mardi 17 mars 2026, pour le viol de son fils de 3 ans. Un viol qu’il avait filmé et diffusé sur la messagerie Telegram. L’homme était également détenteur de près de 40 000 fichiers pédocriminels.

Deux jours de procès pour l’innommable.

Le viol d’un enfant de 3 ans par son propre père.

Un Rennais (1) de 40 ans, gestionnaire de copropriété, était jugé, lundi 16 et mardi 17 mars 2026, devant la cour criminelle départementale d’Ille-et-Vilaine.

Celui que tous ses proches présentaient comme un père dévoué, généreux, serviable », avait déjà été condamné en 2007 pour détention d’images pédocriminelles.

Mais cela ne l’a pas arrêté.

Entre 2006 et le 21 juillet 2021, quelques heures avant son interpellation, il a téléchargé régulièrement des images pédocriminelles d’enfants – du nourrisson à l’adolescent – dans des situations de masturbation, pénétration, par des adultes, d’autres enfants et des animaux. Et devant lesquels il se masturbait lors de tics de pulsions comme il le décrit.

Banni 17 fois du site Coco

Des images qu’ils s’échangeaient, entre pédocriminels dans des salons (espaces privés virtuels) du site Coco (fermé depuis). Et via l’application Telegram.

“Pour en avoir plus, il fallait rentrer dans l’échange, comme une collection, il y avait une partie que je pouvais échanger à d’autres pour en avoir davantage”, explique-t-il, pragmatique, aux juges.

De ces salons remplis de pédocriminels, l’accusé a été banni 17 fois pour comportement déviant.

Mais au delà d’avoir été consommateur de ces images, l’homme en a été aussi contributeur, plaide Caroline Le Guillard, avocate de la mère.

Dans un échange sur la messagerie Telegram avec un pédocriminel, il a envoyé le 31 janvier 2021, trois vidéos où il viole son fils de 3 ans endormi.

Mais s’il admet la détention de fichiers, l’enregistrement et l’agression sexuelle de son fils, dit en avoir terriblement honte, il nie tout viol, assurant avoir simulé la pénétration digitale en pliant une phalange.

L’audition du petit garçon par les gendarmes confirme, avec des mots d’enfants, une masturbation et une pénétration digitale :

“Dans la vidéo, il dort, cela signifie que ça a eu lieu d’autre fois”, craint sa mère.

Séparée du père au moment des faits, elle est tombée des nues. Je le pensais en sécurité chez son père, ce n’était pas vrai, je déposais mon fils chez son bourreau.

L’homme est aussi mis en cause pour des faits de viols sur une adolescente de 12 ans, en 2025, alors qu’il était sous contrôle judiciaire.

Comme l’a confirmé le psychologue qui l’a expertisé :

“Dans ce type de pathologie, la loi ne soigne pas”.

Interrogé par son avocat, Thierry Fillion, au sujet d’un traitement de castration chimique, le père se dit prêt à tout, “je le fais pour lui”.

Mais ce dossier n’est que la partie émergée de l’immense iceberg de la pédocriminalité.

“Ce n’est pas que l’exploitation de ce petit garçon mais des mineurs dans leur ensemble face à cette quantité démesurée d’images”, alerte l’avocat général qui requiert seize ans de réclusion criminelle.

“Je suis persuadé qu’il a la volonté de changer”, plaide son avocat.

Celui qui clame ne pas être un monstre est condamné à 15 ans de réclusion criminelle, le retrait de l’autorité parentale et une injonction de soins.

(1) Par souci de préservation de l’identité de l’enfant, nous tairons celle de son père.

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