Nantes | Jugé pour détention d’images à caractère pédocriminel et zoophile
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 08/01/2026
- 03:01
Les épaules rentrées face à la présidente du tribunal correctionnel de Nantes, il a tenté de donner des explications.
Un homme de 26 ans comparaissait mercredi 30 septembre pour détention d’images à caractère pédocriminel et zoophile dans plusieurs ordinateurs, disques durs et téléphones portables, de juillet 2022 à août 2024.
Des centaines de photos, de vidéos et surtout beaucoup de dessins et de dessins animés de type manga, illustrant des violences sur de très jeunes enfants et des bébés victimes de viol, très éprouvantes, insoutenables , a décrit la juge. Et même deux jeux vidéo mettant en scène de jeunes enfants.
C’est un signalement sur la plate-forme Pharos qui avait permis de remonter jusqu’à lui. En garde à vue, vous aviez parlé de ’’collection’’, dans le but de faire des signalements , l’a interpellée la présidente. D’une voix faible malgré son imposante carrure, il a confirmé vouloir faire la chasse aux pédocriminels pour les dénoncer.
Mais les enquêteurs n’ont trouvé aucune trace d’éventuelle démarche, si ce n’est une seule visite sur une plate-forme dédiée. Pourquoi avoir téléchargé ces images alors ? Ça s’est fait tout seul, quand je n’ai pas fait attention , a-t-il lâché, pensant ne pas les avoir enregistrées.
Étonnant de la part de ce diplômé en informatique.
Nombre de ces images sont des illustrations à la manière des mangas, ces bandes dessinées japonaises. Je pensais que c’était légal , a-t-il répondu à la présidente. Tout comme les images zoophiles, où l’on peut voir des actes sexuels sur des vaches, des chevaux et même des serpents, trouvées parmi des milliers d’images pornographiques.
L’homme a reconnu fréquenter des sites internet pornographiques depuis son adolescence. Il a aussi évoqué ses viols, le premier par un camarade en classe de cinquième, pour lesquels il n’a jamais déposé plainte.
En audience, la procureur y a vu un profil inquiétant. Mais ce sont des faits pour lesquels il a honte de comparaître aujourd’hui, l’a défendu son avocate. Il ignorait que les représentations virtuelles n’étaient pas légales, il le sait maintenant.
Le tribunal l’a condamné à trois ans de prison avec deux ans de sursis probatoire, avec obligation de soins et interdiction d’exercer une activité en contact avec des enfants, 2 000 € d’amende et inscription au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais).
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