Meroux-Moval | Un grand-père libre alors qu’il aurait agressé sexuellement sa petite-fille

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Un grand-père de 72 ans accusé d’agression sexuelle sur sa petite-fille de 12 ans
petite fille prostrée
Un homme de 72 ans a été relaxé par le Tribunal de Belfort pour un fait d’agression sexuelle incestueuse sur un mineur de 15ans

“Je lui ai fait un massage sur le ventre car elle me l’a demandé”

Ce mercredi 8 septembre, un homme de 72 ans comparaissait devant le tribunal de Belfort pour agression sexuelle incestueuse sur un mineur de 15 ans. Il lui était reproché d’avoir caressé les parties intimes de sa petite fille et de l’avoir embrassé sur la bouche.

Le tribunal a relaxé le prévenu, jugeant qu’il « n’y avait pas assez d’éléments ».

Un homme s’avance seul en boitant devant le tribunal de Belfort. Il a décidé de se défendre seul pour les faits qui lui sont reprochés. Sa petite-fille de 12 ans l’accuse lui, son grand-père de 72 ans, de l’avoir embrassé et de lui avoir touché les parties intimes. Les faits se seraient passés entre le 1 er novembre 2019 et le 19 février 2020 à Meroux-Moval.

« Papy m’a touché le corps »

Le 18 février 2020, la petite fille confie à sa grand-mère maternelle que son papy, du côté paternel, lui aurait « touché le corps ». Sans hésitation, la grand-mère prévient la maman et une plainte est déposée au commissariat.

Le prévenu est alors placé en garde à vue le 19 février pour agression sexuelle incestueuse sur un mineur de 15 ans. Face aux gendarmes, l’homme va nier catégoriquement les faits.

« Ma petite-fille me nargue »

Devant le tribunal, le grand-père, ancien ouvrier d’Alstom à la retraite depuis 2004 et ayant 6 petits-enfants, donne sa version des faits :

« Elle m’a demandé un massage car elle avait mal au ventre. À 12 ans monsieur, c’est quand même un peu bizarre de faire ça »,

rétorque le juge.

« C’est ma petite-fille, je ne peux rien lui refuser ».

Selon la victime, les faits se sont déroulés chez son grand-père, quand sa femme n’était pas dans la pièce ou absente. Ce n’est pas tout, selon lui, sa petite-fille le « nargue » en

« baissant sa culotte avant de partir en courant »

ou en

« lui faisant des bisous sur la bouche »,

toujours sans la présence de la grand-mère.

Le ministère public, représenté par Antoine Celle, va essayer d’en savoir plus sur ce massage. Pour lui, le récit de la petite fille de 12 ans est trop précis pour avoir été inventé :

« Vous êtes sûr que vous ne lui avez pas touché les parties intimes ? Même effleuré ? Ou lui avoir touché sans faire exprès avec un geste maladroit ? »

« Je ne l’ai jamais touché ! Jamais ! Jamais ! Jamais ! »,

répond le grand-père. Pour la partie civile, qui note

« des rapports particuliers entre la petite-fille et son papy »,

il ne fait pas de doute.

« Il y a parfois des vérités insoutenables qu’on ne veut pas s’avouer ».

Après plusieurs dizaines de minutes de délibération, le Tribunal de Belfort, en contradiction avec le ministère public qui demandait 6 mois de prison avec sursis, a décidé de relaxer le septuagénaire, jugeant « qu’il y a une insuffisance de preuves et pas assez d’éléments pour le déclarer coupable ».

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