Louvres | Procès d’un homme de 52 ans jugé pour viols sur une fillette, il avait été arrêté grâce à des passants

Un homme de 52 ans est jugé depuis ce mardi par la cour d’assises pour viol et agression sexuelle. Des promeneurs avaient été choqués par son comportement dans un parc, à Louvres.

LP/Olivier Boitet

Si Eric D., 52 ans, petit homme aux cheveux blancs et à l’élocution minimaliste comparaît devant la cour d’assises du Val-d’Oise pour les viols d’une fillette de 10 ans, depuis ce mardi matin, c’est grâce à de simples passants qui n’ont pas hésité à alerter les gendarmes.

Ils avaient été choqués par le comportement « bizarre » de l’accusé dans le parc pour enfants.

Des témoins qui ont été remerciés ce mardi par l’avocat de la fillette et sa maman, Me Gallon, mais aussi par l’avocat général et le président de la cour d’assises, saluant leur civisme.

Le 21 avril 2017, vers 18 heures, deux amies se retrouvent dans le parc de Louvres, rue du Marché.

Elles remarquent au fond du parc, à l’écart, un homme jouant avec une petite fille.

« C’était malsain, pas clair », confie une des jeunes femmes devant la cour, évoquant une main qui s’attarde sur les fesses de la fillette.

Assez suspect pour aussitôt alerter les gendarmes.

Le 5 mars précédent, une scène identique s’était déroulée au même endroit, conduisant un frère et sa sœur à arrêter leur voiture et alerter les gendarmes.

L’enquête n’avait alors pas pu aboutir.

Mais ce 21 avril 2017, les militaires de Louvres arrivent sur place assez vite pour retrouver le quinquagénaire, accompagné de la fillette et de son petit frère de 5 ans.

Il était chargé de les garder.

Une enquêtrice parle avec la petite fille, lui demande si le monsieur a des gestes déplacés, la petite fond en larme :

« Ma maman va me gronder.

Je n’aime pas quand il fait cela… »

En quelques heures, en examinant le matériel numérique d’Eric B., les enquêteurs découvriront des vidéos dévoilant des scènes de fellation, les yeux de la fillette bandés lors d’un jeu scabreux au cours duquel il emploie un vocabulaire d’adulte, des agressions sexuelles dans le salon près du petit frère, dans la salle de bains comme dans la voiture.

Une de ces scènes étant filmée deux heures seulement avant l’interpellation dans le parc de cet homme vêtu d’un pantalon présentant un trou béant à l’entrejambe, laissant voir son sexe.

« Je sais que ce n’est pas bien ce que j’ai fait », consent à dire l’accusé, à qui le président demande s’il est attiré par les enfants.

« Non, j’étais amoureux », assure-t-il.

Lors de l’instruction, il avait indiqué que la fillette était « sa petite fiancée ».

« À son âge, elle ne pouvait pas être consentante. Cela ne fait aucun doute » souligne alors le président. Eric B. acquiesce.

L’examen de sa personnalité a plus tôt révélé un homme marié de 2003 à 2012, violé pendant des années par son père, dans son enfance.

Son procès se terminera vendredi.

Source : Le Parisien

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