Les réseaux pédocriminels n’existent pas | Round 69 | Réseau Strock-Nachlaot-Gush Etzion

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Israël : Violences rituelles dans les milieux extrémistes
Début avril 2025, la vidéo d’une jeune femme a circulé sur Twitter. Cette israélienne, fille de la ministre sioniste des colonies, explique avoir été victime dans son enfance de viols commis par ses parents, filmés pour revendre des vidéos mettant en scène des violences sexuelles rituelles.

Le podcast complet de cet article est téléchargeable ci-dessous (clic-droit puis “enregistrer la cible du lien sous”) ou à retrouver sur notre chaine Youtube.

Podcast – Réseau Strock-Nachlaot (20′)

 

Dans une vidéo de 2 min environ postée en avril 2025 sur TikTok, Shoshana Strock (ou Strook il y a les deux orthographes) explique qu’elle a subi des viols commis par ses parents dans son enfance.

Je me suis rendu compte que c’étaient aussi des violences rituelles, explique-t-elle.

Un réseau pédocriminel impuni à Jérusalem

Le 2 avril 2025, le média israélien Israel Hayom évoquait une affaire de violences rituelles sur plusieurs dizaines d’enfants dans une communauté fermée ultra orthodoxe, révélée en 2011 et depuis étouffée sans qu’une enquête digne de ce nom ne soit menée.

(Texte à lire en intégralité en français par traduction automatique à la fin de cet article).

Les faits se sont produits dans un quartier de Jérusalem, Nachlaot.

Suite aux violences sur leurs enfants, des parents sont allés se plaindre à la police, dénonçant une dizaine d’auteurs actifs dans le quartier depuis des années.

Ils attrapaient les enfants dans les rues, à la sortie de l’école, et il y avait de quoi se servir : chaque famille du quartier a entre 7 et 14 enfants.

Il était question de tunnels, de viols collectifs, de réseau, d’une centaine d’enfants -et beaucoup d’autres devaient être entendus…

Il y a des familles dans lesquelles tous les enfants ont été agressés par les pédos.

Des adolescentes qu’ils avaient agressées devenues baby-sitters, leur donnaient accès aux enfants qu’elles gardaient, à leurs propres enfants, et ainsi de suite.

Apparemment, ils ciblaient particulièrement les baby-sitters, ils les agressaient et les harcelaient.

Quand les parents étaient absents, les types du réseau pouvaient entrer et récupérer les enfants, ou même organiser des tournages pédopornographiques dans le logement.

Plus de 80 enfants avaient déposé plainte en janvier 2012.

Finalement deux types ont été condamnés à quelques années de prison [1].

Et surtout, on a dit que les enfants avaient menti, en inventant des histoires à partir de bandes dessinées (!!!), et fortement exagéré des actes isolés.

La justice a reproché aux parents d’avoir interrogé leurs enfants et “faussé” l’enquête.

C’est le signe que l’affaire dérangeait, car même les articles sceptiques disent que certains témoignages d’enfants n’ont pas pu être écartés, et étaient vraiment “fiables”.

Par exemple, D., une mère dont l’enfant de 5 ans a été victime d’abus répétés , expliquait :

Les enquêteurs ont présenté à la fillette des photos floues des suspects et, par la suite, l’enquêteur des enfants a déclaré que son témoignage était “problématique” et “non fiable”.

Il n’y a pas longtemps, dans le quartier, elle a poussé un cri terrible et a montré du doigt l’homme qui l’a blessée, qui se tenait à quelques mètres, et l’a même appelé par son nom.

Alors que veut encore la police ?!! Pourquoi ces criminels se promènent-ils encore dans le secteur ?

L’inaction de la police puis l’étouffement du dossier ont fait scandale.

On a retrouvé un suspect pendu (assassiné), une autre battue presque à mort, et les autorités ont sauté sur l’occasion pour accuser les parents des victimes.

La “pire affaire de pédophilie dans l’histoire d’Israël” a fini dans l’impasse.

L’article de Israel Hayom parle des témoignages “troublants” apportés par des femmes qui ont subi des abus organisés dans leur enfance, y compris le viol collectif, dans le cadre de rituels et d’actes de culte, par des personnes qu’elles connaissaient, même leurs plus proches” et par des thérapeutes, des proches, en Israël et ailleurs.

Les victimes parlent, plus de 10 ans après les faits

L’une des femmes qui ont parlé au journal Israel Yehom raconte :

Je me souviens d’une étoile à cinq branches sur le sol, généralement rouge.

Lorsque la cérémonie se déroulait en forêt, l’étoile était marquée d’une houe et des bougies étaient allumées en cercle autour.

Le rabbin récitait une bénédiction : “Béni soit celui qui permet les interdits”, et des hommes priaient autour avec un talith.

Ils étaient parfois vêtus de noir et le rabbin portait un manteau blanc.

Plusieurs hommes et garçons, âgés de 16 à 17 ans, participaient aux cérémonies d’ascension. Ils priaient Baal Peor.

Il fut un temps où ils me demandaient de creuser un trou et m’y couchaient.

Parfois, ils m’injectaient quelque chose en disant : “Maintenant, tu te sentiras mieux”, et alors mon corps devenait inerte.

Ils récitaient des psaumes à répétition, comme : “Psaume de David, Dieu est mon berger, je ne manquerai de rien.”

Ils m’ont dit : “Tu es spéciale, tu es choisie”, et ils me faisaient l’injection… Je me souviens de bougies de Hanoukka, d’un shofar” [2].

Car il y a des religieux très en vue dans la communauté parmi les agresseurs, bien identifiés par les victimes.

Dans la plupart des cas, les violences sexuelles ont commencé dès la petite enfance, à la maison, par un père, un grand-père ou un autre membre de la famille, et les familles sont totalement complices du réseau.

Dans d’autres cas, elles ont commencé dans un contexte éducatif ou thérapeutique.

Il est difficile de savoir si l’idéologie était un prétexte pour commettre les violences sexuelles contre les enfants, ou si ces violences étaient le fondement de l’idéologie.

Un rabbin dirigeait les opérations, disait aux autres hommes ce qu’ils devaient faire, et ils violent les enfants tour à tour, le tout sur fond d’incantations.

Si les enfants n’obéissaient pas, ils étaient punis, brûlés, noyés, frappés.

Beaucoup des victimes présentent des troubles dissociatifs de l’identité, qui sont sous-diagnostiqués.

Selon le Dr Gore qui suit certaines victimes, celles-ci subissent des séquelles atroces.

C’est aussi l’un des problèmes lié à la révélation des faits, car les victimes sont tellement anéanties qu’il est difficile de les croire.

Plus les agresseurs sont cruels et sadiques, et plus les abus sont horribles et commis lorsque les enfants sont jeunes, moins les criminels ont de chances d’être traduits en justice car il n’y a personne pour témoigner.

Les agresseurs brisent tellement l’âme des victimes que cela devient un crime sans témoins, ce qui, bien sûr, sert la société qui continue de maltraiter ou de pratiquer ces rituels.

Une autre parle de violences sexuelles organisées, “notamment d’horribles cérémonies “religieuses” au cours desquelles des personnes pieuses, dont certains membres de sa famille, l’offraient en sacrifice pour son élévation spirituelle ou sa rédemption“.

Du satanisme ? Officiellement ces individus s’affichaient comme des Juifs ultras.

Peut-être comme certains catholiques ou protestants ultras qui pratiquent le satanisme en privé ?

L’article précise que “Plus de dix femmes âgées de 20 à 45 ans décrivent un phénomène profondément troublant qui suscite de vives inquiétudes :

comme dans de nombreux autres pays, des abus sexuels organisés sur mineurs se produisent en Israël, sous nos yeux”.

Leurs histoires sont différentes mais les violences rituelles en sont le point commun.

Cette femme explique que le caractère insensé, “extrêmement étrange” des rituels, a permis au secret d’être maintenu pendant des années,

Comme s’il y avait une logique intrinsèque, mais c’était complètement insensé…

Des choses étranges se produisaient, normalisées par le rituel.

Il y avait un calendrier, quand réciter quel verset, comment les choses étaient “censées” se dérouler…

L’article souligne que les femmes qui témoignent :

ne se connaissaient pas et ont grandi dans des communautés et des milieux différents, mais leurs histoires d’abus rituels sont étrangement similaires, ce qui nous oblige à les écouter sans détourner le regard.

Certaines ont été abusées dans le cadre scolaire, d’autres à la maison, dans des écoles religieuses ou des synagogues.

Cet article ne présente qu’une infime partie des heures d’entretiens et d’informations, et certaines parties sont difficiles à lire.

Toutes ces femmes craignent que les abus sexuels organisés sur mineurs se poursuivent encore aujourd’hui.

Des affaires similaires ont été rapportées dans des milieux non religieux, selon Israël Hayom.

Une autre de ces témoins, Ayelet, raconte :

C’est toujours un endroit sombre. Il y a six à neuf hommes.

Ils m’attachent les mains et les pieds à un lit, se tiennent debout en cercle, murmurent des prières ou des bénédictions, et il y a toujours un rabbin qui dirige.

Il y a un rituel, et chacun me viole.

 

Le témoignage de Shoshana Strock

Shoshana Strock, 38 ans, a donc filmé son témoignage début avril.

Elle explique que les souvenirs qui lui reviennent la poussent à dénoncer publiquement les actes pédocriminels commis par ses parents.

Des films étaient tournés lors des viols, plusieurs enfants étaient victimes, et elle se souvient d’avoir été forcée à agresser trois de ses plus jeunes frères.

Elle explique aussi avoir contacté Naama Goldberg, une “thérapeute” qui parle publiquement des violences rituelles, et avoir compris qu’elle était en lien avec les milieux de pédos.

Elle joue donc le rôle de rabatteuse médiatique de victimes d’abus rituels pour mieux les faire taire.

Naama Goldberg

Au lieu de l’aider, elle lui a fait peur en lui disant que les vidéos pouvaient être diffusées, et c’est justement la menace que les adultes font aux enfants pour les faire taire.

Dans la vidéo, elle dit avoir porté plainte contre ses parents avant de quitter Israël, pour se réfugier en Italie ou elle a de nouveau porté plainte, puis est revenue aujourd’hui en Israël avec son mari, où elle subit un harcèlement.

Un de ses frères serait nommé comme agresseur.

Elle a demandé la protection de la police contre les “criminels” qui la persécutent et contre sa famille, et lance un appel au public pour diffuser son message.

La mère de Shoshana Strock, Orit Strook, est une militante d’extrême droite, fille d’avocats hongrois, sioniste intégriste et mère de 11 enfants, qui est aujourd’hui ministre des Colonies.

C’est-à-dire qu’elle pilote l’invasion du territoire palestinien en installant des colons et en légalisant, côté israélien, une présence totalement proscrite par le droit international, et par l’éthique la plus élémentaire.

Elle s’oppose aussi à tout cessez-le-feu à Gaza, qu’elle veut envahir militairement pour y établir des colonies et s’approprier le territoire, comme Israël l’a toujours fait.

En 2007, elle a fermement défendu son fils, un colon qui avec ses amis, avait enlevé dans un quartier palestinien, torturé et laissé pour mort un garçon de 15 ans, retrouvé ensuite dans un champ nu, ligoté et inconscient.

Il a été condamné à 30 mois de prison par un “tribunal” de cette grande “démocratie” qu’est Israël.

Une peine qu’Orit a qualifiée de “lourde”.

Suite à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, Orit Strock a répandu des mensonges au sujet de viols soi-disant commis sur des enfants, dont des bébés, par les membres du Hamas.

Cela a permis de faire monter l’hystérie dans le monde entier, et c’était une invention des sionistes [3].

La plainte de Shoshana en Israël aurait débouché sur une enquête menée par l’unité anticorruption Lahav 433, et on ne sait pas ce qu’il en est pour la plainte en Italie.

Les médias ont évoqué ces accusations, mais le secret est imposé aux journalistes sur cette affaire : l’enquête fait l’objet d’une ordonnance de confidentialité (à la demande de la justice ou de la police, on ne sait pas) qui interdit aux médias israéliens de publier davantage de détails, ni même de mentionner que les accusations visent la ministre.

Affaire à suivre, même si on se doute que les autorités feront tout pour minimiser les faits et les condamnations.

Des ordonnances de non-publication limitent la couverture de l’affaire en Israël.

En juin 2025, plusieurs victimes d’abus rituels ont été entendues par des députés au parlement Israélien.

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Yael Ariel, une des survivantes, a témoigné :

J’ai subi des abus rituels pendant de nombreuses années, jusqu’à la fin de mon adolescence, et j’ai été forcée de faire du mal à d’autres enfants.

J’ai choisi de briser le silence et de faire entendre ma voix.

J’ai reçu des menaces après avoir révélé mon histoire.

De 5 à 20 ans, j’ai été agressée lors de ces cérémonies.

J’ai porté plainte auprès de la police, mais l’affaire a été classée sans suite au bout de quelques mois, et je sais que d’autres cas ont été étouffés.

Une autre survivante, Yael Shitrit, a témoigné :

Vous n’avez aucune idée de ce qu’est la violence rituelle.

Le cerveau humain ne peut pas la comprendre.

Vous ne pouvez pas imaginer ce que signifie programmer une fillette de trois ans par le viol et le sadisme pour qu’elle puisse faire tout ce qu’elle veut sans que personne ne le sache.

J’ai été victime de trafic d’êtres humains dans tout le pays.

On me déplaçait de cérémonie en cérémonie. Des hommes nus se tenaient en cercle.

Ma thérapeute, son mari et son fils m’ont agressée, et des dizaines d’autres filles et garçons m’ont également agressée.

Deux survivantes : à droite, Yael Ariel ; au milieu, Yael Shitrit.

 

Shoshana a envoyé un tweet le 6/12/2025 pour dire qu’elle n’est en aucun cas suicidaire et que si il lui arrive quelque chose ça sera de la part de ses agresseurs.

Car les abuseurs ne sont pas des monstres cachés.

Ce sont des députés, des officiers, des chefs de communautés, des rabbins, des gens avec du pouvoir, des hauts postes et un grand réseau, ce sont des gens qui exercent des menaces.

Des gens qui peuvent faire disparaître n’importe lequel d’entre nous, et c’est ça le vrai chaos.

Si ils vous disent que je me suis suicidée, ne le croyez pas.

Si ils vous disent que j’ai eu un accident, ne le croyez pas.

Je suis bien présente, j’existe et j’ai l’intention de rester.

Elle a été agressée chez elle par son père le rabbin Zvi Thau et un complice plus jeune en février 2026.

On vient d’apprendre le soit-disant suicide de Shoshana le 14 mars 2026 alors que son pays est bombardé par l’Iran : un moment opportun pour faire disparaître très facilement preuves et témoins gênants.

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En janvier 2026, le rabbin Ya’akov Madan a fait une vidéo qui va visiblement dans le sens des témoignages de victimes :

Dans nos communautés des viols sur des garçons, des fillettes, des enfants sont perpétrés au nom de rituels religieux (…)

Les agresseurs leur lavent le cerveau afin qu’ils n’en parlent jamais (…)

La majorité de ces rituels sont très anciens de l’époque de l’adoration de Baal, et cela existe encore malgré les millénaires qui ont passé. (…)

Ces rituels incestueux ont perduré, ont pris de nouvelles formes et continuent à exister parmi nous (…)

Ce sont des témoignages directs des enfants victimes et de leurs parents que j’ai reçu moi-même.

 

Plus de détails historiques sur le culte de Baal.

Lorsque la Phénicie passa sous l’hégémonie des Juifs, le dieu des peuples pré-israélites était associé au diable, hostile à la divinité adorée par les Juifs.

Le nom Baal-Zébuth,  signifiant “seigneur des mouches”, a été remplacé en premier, sous la forme méprisante de Baal-Zébul qui signifiait “seigneur de la bouse” et enfin en Belzébuth, nom par lequel le seigneur des démons était indiqué.

Il a également été appelé par les Juifs “Moloch», Qui en hébreu signifie« roi de l’ignominie », en raison des sacrifices humains qui lui ont été offerts et qui ont vu les enfants comme des victimes innocentes. (…)

Le sacrifice concernait les premiers-nés des familles les plus nobles, même si, souvent, des subterfuges étaient utilisés pour les épargner: en effet, l’habitude encore plus barbare d’acheter ou de kidnapper des enfants étrangers nourris puis sacrifiés à la place d’enfants n’était pas rare.

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L’article en entier et en français (traduit automatiquement) paru dans le journal Israel Hayom est à télécharger ici.

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Bref, comme les autres, les milieux juifs ont leurs pervers, dont les pratiques ne sont pas sans rappeler le bon vieux satanisme des dingues occidentaux.

La chape de plomb est la même, mais vu le nombre de victimes, comme chez nous, elle risque de ne pas faire long feu.

Comme toujours, quand règne le secret et que la seule réponse à la parole des victimes est de les harceler, la pédocriminalité prend des proportions dantesques.

Car ces affaires ne sont évidemment que la brindille qui cache la forêt vierge, et tout sera mis en œuvre, comme partout, pour que le système ne soit pas ébranlé.

Mais la société, ici ou en Israël, est comme l’Église catholique : ses fondements sont vermoulus par ses pratiques, sa crédibilité est perdue, et elle ne tient que par la force d’inertie, avant de s’effondrer sur ses milliards et ses secrets.

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[1] Benjamin Satz a été condamné à 15 ans pour sodomie et actes indécents sur des enfants âgés de 5 à 8 ans.

L’autre, Zalman Cohen, a été condamné un peu après pour des actes indécents sur un grand nombre d’enfants de moins de dix ans à six ans et demi de prison.

[2] Instrument de musique religieux à vent taillé dans de la corne.

[3] D’ailleurs, un rabbin qui a répandu les mêmes mensonges avec véhémence a été envoyé en prison aux États-Unis pour avoir violé un adolescent.

On se demande d’où leur viennent de telles idées ?

[4] Plus de 700 000 colons juifs se sont installés en Cisjordanie, dans 150 colonies illégales généralement situées sur des points d’eau.

Ils regroupent les colonies et les relient entre elles par des routes, qui coupent le territoire palestinien.

[5] Leifer a prétexté une maladie mentale, faux certificats de complaisance à l’appui, pour rester tranquillement en Israël.

Pas de chance pour elle, des enquêteurs privés l’ont retrouvée en infiltrant une petite communauté israélienne.

Ils “ont utilisé plus de 200 heures d’images filmées en caméra cachée pour réfuter les allégations d’incapacité mentale de Leifer, la montrant vaquant à ses occupations quotidiennes et réfutant sa défense.

Ces preuves ont conduit à sa nouvelle arrestation et à son extradition vers l’Australie en 2021, d’après la presse locale.

 

Beitar Ilit, la principale colonie de Goush Etzion

 

Actualisation mai 2026 – Réseau Gush Etzion

Un autre réseau d’abus rituels a été découvert et avéré par le conseil régional de Goush Etzion (ensemble de colonie en Cisjordanie totalisant plus de 60.000 habitants en 2008).

Le rabbin Yakov Medan (directeur de la Yeshivat Har Etzion à Alon Shevut) avait fait des déclarations chocs dans ce sens et une journaliste israélienne à pris le suite et a fait le boulot en recueillant de nombreux témoignages de victimes.

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Dans une déclaration publique sans précédent, le Conseil régional de Gush Etzion a reconnu l’existence de cas d’abus sexuels rituels au sein de ses communautés à la suite d’une enquête choc de Kan11, mettant fin à une longue période de déni et exhortant les victimes à se manifester.

Dans un revirement spectaculaire qui marque un tournant dans l’un des scandales d’abus les plus troublants en Israël, le Conseil régional de Gush Etzion a publié une déclaration publique sans précédent reconnaissant des cas d’abus sexuels rituels au sein de ses communautés, mettant fin à une longue période de déni et de silence.

Cette déclaration extraordinaire est intervenue en réponse directe à une enquête choc de la journaliste Roni Singer, diffusée dans l’émission « Zman Emet » de Kan 11.

Les journalistes de l’émission Zman Emet dont Roni Singer au centre.

 

Le reportage présentait les témoignages de cinq femmes différentes, dont la plupart ne se connaissaient pas, décrivant des schémas étonnamment similaires d’abus sexuels rituels commis par plusieurs auteurs dans les mêmes zones de Gush Etzion.

L’émission comprenait également des enregistrements, des confrontations filmées et les témoignages de professionnels ayant accompagné les plaignantes au fil des années, constituant une base de preuves laissant peu de place au doute.

Pendant longtemps, les accusations d’abus sexuels graves et rituels au sein de la communauté religieuse avaient été accueillies par des dénégations, une remise en cause des témoins et un profond scepticisme interne.

Cette fois, le conseil a choisi une voie radicalement différente.

Les actes décrits, attribués notamment à des personnes de Gush Etzion, sont l’expression d’un mal absolu et d’une dépravation morale qui n’ont pas leur place dans la société humaine, et certainement pas dans notre communauté, indique la déclaration officielle du conseil.

Les dirigeants ont adressé un message sans ambiguïté aux victimes encore trop effrayées pour parler :

Nous souhaitons déclarer dans les termes les plus clairs possibles : nous condamnons les actes d’abus et ceux qui les commettent.

Les abus sexuels, et plus encore ceux décrits comme systématiques et rituels, constituent un crime odieux qui blesse non seulement les victimes, mais aussi tout le tissu de notre communauté.

Un appel direct aux victimes La déclaration du conseil s’est conclue par une mesure concrète : la publication de numéros de téléphone directs pour la ligne de sécurité, les services sociaux, des psychologues et des lignes d’assistance spécialisées pour les victimes d’agressions sexuelles.

Les victimes ont été invitées à prendre contact discrètement et immédiatement.

L’enquête de Kan 11, combinée à cette reconnaissance officielle et sans précédent du conseil régional, devrait désormais entraîner la réouverture de plaintes policières auparavant classées ainsi qu’un élargissement majeur de l’enquête criminelle — dans ce qui apparaît comme l’une des affaires d’abus sexuels les plus organisées et les plus choquantes jamais révélées en Israël.

 

Voici quelques témoignages de victimes du réseau de Gush Etzion présents dans le documentaire

Les rituels avaient parfois lieu dans une ruine abandonnée d’une source “sacrée”.

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Viols collectifs, tortures, séquestration, ligotage, marquage au fer rouge, tabassage étaient courant, le tout filmé avec injections de drogues.

Les rituels s’accompagnaient de prières murmurées, d’avortements forcés.

Une association de protection de l’enfance commence à recueillir plusieurs témoignages dans le même secteur et lance un appel à témoins sur Facebook.

Là, des dizaines de femmes victimes prennent contact, racontant plus ou moins les mêmes faits, les mêmes rituels, les mêmes lieux.

Les dépôts de plaintes, toutes classées sans suite, pendant des années.

La plupart se rendant alors compte que tous leurs souvenirs d’abus rituels sont vrais et qu’elles ne sont pas les seules à avoir été victimes de ce réseau pédocriminel.

Elles ne se connaissaient pas au préalable mais ont toutes grandi à peu près à la même époque dans le district de Gush Etzion (60.000 habitants en 2008).

La majorité étaient victimes d’amnésie traumatique.

Certaines dessinent l’indicible et tout se ressemble et se recoupe.

Une autre victime parle de rituels avec une dizaine de personnes habillées en noir dans la forêt (qu’elle a réussi a retrouver précisément), en cercle autour d’un trou dans la terre.

Là elle a été violée et battue de manière très violente avec des paroles étranges et incompréhensible, puis forcée d’aller dans le trou où elle est partiellement recouverte de terre et de cendres.

Puis une femme la tire par le bras en riant affirmant que c’était “juste un jeu”.

Une autre témoigne avoir été amenée à l’âge de 4 ans à la maison d’un rabbin qui la prend sur ses genoux et lui dit :

Désormais ton corps ne t’appartient plus,

il a un rôle à jouer.

Puis le rabbin l’a violé.

Ça s’est passé de nombreuses fois.

Et parfois avec de nombreuses autres personnes.

Elle répertorie dans ses souvenirs au moins 19 violeurs, ses parents étaient complices.

Elle se souvient de nombreux lieux où ça arrivait : synagogue, forêt, cimetière.

Ou encore, elle a des souvenirs précis d’un atelier de charpente/menuiserie où elle est attachée à la table, un cercle d’adultes autour lui tenant les membres, récitant des prières/bénédictions.

On lui injecte alors une drogue et tout devient nuageux dans son souvenir.

Ils la déshabillent et brûlent ses vêtements, lui mettent de la terre dans la bouche et la battent.

Une main dans sa bouche et l’autre dans son vagin,

ils parlent à travers mon corps à “Dieu”, recevant des “prophéties”

puis ils me violent chacun leur tour.

Ils disent qu’ils me violent pour empêcher la fin du monde d’après la Torah.

Il y avait une autre enfant qu’elle entendait subir le même sort dans la pièce d’à côté.

Elle a aussi été une autre fois dans un magasin de planches de bois, avec une autre fillette de deux ans, étendue sur un carton au sol, nue, une sorte de meneur des prières de la cérémonie les autres répétant, lui aussi nu, la poursuivant.

Préalablement droguée avec une seringue, elle se réveille avec des fortes douleurs dans le bassin.

Un médecin était présent et prenait des échantillons de sang.

Cette menuiserie revient dans les témoignages indépendants de 4 femmes.

Toutes décrivent le même lieu, les mêmes actes ritualisés.

L’emplacement de cette menuiserie a été retrouvée par les victimes mais elle a été détruite quelques années avant le reportage.

Une autre témoigne avoir été violée dans cette même menuiserie par un groupe de six hommes qui visiblement avait tous un rôle bien précis dans le rituel.

La mère a voulu dénoncer les faits et les noms des personnes impliquées à la mairie, aux service sociaux et aux forces de l’ordre.

La plainte est déposée en 2020 auprès de la police qui assure que des arrestations auront lieu en 24h maximum.

Une autre fille de la colonie se joint à la plainte pour des faits identiques (même lieu, mêmes personnes).

Elle témoigne de pratiques sadiques, de femmes enceintes priant en cercle,

de fillettes attachées pendant des heures,

d’avoir été forcées de se faire mal les unes aux autres.

Elle confirme des simulations d’enterrement vivant et de noyade,

le fait que tout soit filmé.

Elle dit que cela avait lieu le plus souvent lors de fêtes, de vacances ou le samedi (“shabbat” qui n’a évidemment rien à voir avec le “sabbat” ce fameux “fantasme antisémite”).

Elle a même vu des gens faire des films avec des caméras et demander pourquoi ils ont le droit alors que c’est interdit car c’est shabbat aujourd’hui.

Elle aussi parle d’un médecin qui pratique les injections et supervise les rituels pour ne pas que les enfants meurent.

Les plaintes sont classées sans suite.

Un travailleur social dit qu’il entend des histoires comme ça dans le pays depuis 30 ans par des personnes intelligentes, qui ne se connaissent pas et qui décrivent les mêmes sortes de rituels.

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Une autre encore confirme que ça avait lieu à la synagogue avec toute sa famille et d’autres personnes et qu’un psychiatre connu de sa famille supervisait aussi les techniques de manipulation mentale.

Ils me jettent dans le feu, en accord tacite avec le rabbin présent, là je n’arrive pas à croire ce qui arrive.

Elle une amie d’enfance qui a subi la même chose, de la part des mêmes gens (dont son propre père à elle qui était un des pires).

Elle se rappelle son père les forcer à se faire du mal réciproquement avec son amie d’enfance, et qu’il en jouissait.

Ils m’ont retiré de l’école en pleine journée pour m’emmener dans une maison non loin.

Je me souviens, restant dans une pièce nue, avec d’autres petites filles nues aussi.

Des gens entrent, nous examinent et peuvent faire ce qu’ils veulent avec celle qu’ils choisissent.

Une autre a porté plainte contre le couple d’abuseur qui la fournissait au réseau.

Ils n’ont même pas été entendus par la police.

Elle a tenté de les confronter et la femme a nié en bloc.

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Un médecin réputé est notamment cité en boucle dans au moins sept plaintes des victimes.

Le juge a classé sans suite car il était “convaincu qu’un médecin avec sa réputation puisse être capable de telles actes”.

Rien ne se passe.

La plupart des victimes craignent pour leur vie et se taisent car elles vivent toujours au milieu de leurs violeurs.

Certaines se sentent menacées par la police.

Parfois dans les colonies les affaires sont gérées “en interne” avec un conseil dont sont membres les agresseurs, et peuvent bloquer l’affaire à ce stade, niant les faits et disant que ce sont de pures inventions.

De nombreuses plaintes font aussi état de violeurs travaillant dans les services sociaux.

La plupart des gens soutiennent les abuseurs en critiquant publiquement les victimes qui parlent ou ceux qui les soutiennent.

Les “moins pires” choisissent le silence pour ne pas dégrader les réputations des familles impliquées.

A l’heure actuelle plus de 40 témoignages similaires ont été déposés à la police suite à l’appel à témoins, majoritairement dans des milieux ultra-religieux ou des colonies avec une certaine autonomie politique.

Ce contexte politico-religieux renforce le silence et l’effacement de ces affaires, d’autant plus que la prescription est généralement de 7 ans en Israël.

La Knesset (parlement Israélien) a mis sur pied une commission d’enquête pour comprendre comment tout cela est dissimulable “aussi facilement”.

Un droit de réponse de la police déclare :

Nous ne constatons aucune connexion entre les réseaux dont font état les témoignages malgré la volonté des médias d’en créer de manière apparente.

 

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Quelques autres affaires récentes 

Les milieux ultra chez les orthodoxes et les sionistes sont régulièrement mis en cause pour des dérives sectaires et des violences sexuelles contre les mineurs.

En février 2025, le Guatemala a arrêté le leader d’une secte juive très fermée et récupéré 148 enfants soupçonnés d’être victimes de violences diverses et variées, notamment sexuelles.

Par ailleurs, les juifs poursuivis à l’étranger pour des violences sexuelles contre les mineurs (comme pour d’autres crimes d’ailleurs) peuvent venir se réfugier en Israël et échapper à la justice.

Ils apprécient beaucoup de se planquer dans les colonies illégales en Cisjordanie [4].

Il y a eu par exemple Jimmy Julius Karow, accusé de viol sur une fillette de 9 ans aux États-Unis, qui s’est réfugié en Israël.

Jimmy Julius Karow

Mais deux ans plus tard il a été condamné pour des faits similaires dans un autre dossier.

Selon CBS News, “beaucoup de pédophiles Israéliens poursuivis aux États-Unis fuient en Israël”.

Il y a aussi le réalisateur d’Hollywood Bryan Singer, accusé d’avoir violé des enfants dans les années 90 et 2000, qu’Israël ne compte pas extrader.

Malka Leifer, ancienne directrice d’une école juive ultra-orthodoxe (affiliée à une secte) à Melbourne, condamnée pour des violences sexuelles commises sur deux élèves, a été protégée par le gouvernement à son retour en Israël, si bien qu’il a fallu 7 ans avant son extradition en Australie [5].

En juin 2022, l’ancien ministre de la Santé de Netanyahou (2015-2017, et 2019-2020), puis du Logement et de la Construction (2020-2021), Yaakov Litzman, a plaidé coupable pour avoir manœuvré afin qu’elle reste en Israël.

Yaakov Litzman

Et le beau père de Malka Leifer, le rabbin Baruch Leifer, a été accusé en 2022 de viols sur une fillette de sa famille âgée de 12 ans lors des faits.

Il a eu de la chance : la prescription l’a sauvé.

Baruch Leifer

L’article du Parisien qui évoquait sa condamnation à 15 ans de prison le 24 août 2024 expliquait :

Selon l’acte d’accusation, l’ancienne enseignante a violé une élève en 2006 après l’avoir invitée à dormir chez elle pour des “leçons de kallah”,

une sorte de cours d’étiquette avant le mariage. Elle a, à plusieurs occasions, dit aux élèves qu’elle les préparait à devenir des épouses, selon le procureur.

Au départ, il était question de 70 victimes.

A New York, 150 plaintes de victimes de violences sexuelles dans des institutions de la communauté juive, ont été déposées en 2019-2021, dans le cadre d’une énorme vague de plaintes contre une série d’institutions dans le pays.

La communauté juive de Brooklyn a aussi fait scandale quelques années plus tôt pour des abus sexuels et maltraitances répétés sur les enfants, dans l’impunité la plus complète.

En 2017, une vingtaine de types a été arrêtée à Jérusalem, Tel-Aviv et ailleurs pour des actes pédocriminels, et 160 autres étaient recensés par la communauté ultra-orthodoxe à laquelle ils appartiennent comme ayant commis des violences sexuelles contre des mineurs.

Âgés de 20 à 62 ans, les suspects étaient connus de longue date pour leurs méfaits au sein de leur communauté,

mais ceux-ci n’avaient jamais été portés à la connaissance de la justice israélienne”, rappelait Libération (28 mars 2017).

Un documentaire, M comme Menahem, a été fait sur des viols subis par des garçons dans la communauté juive ultraorthodoxe de Bnei Brak, la capitale du judaïsme hassidique.

De plus, parmi les violences commises contre les centaines d’enfants palestiniens détenus arbitrairement, les viols et autres agressions sexuelles commises par les soldats et les gardiens ne sont pas rares.

 

Ci-dessous d’autres articles sur notre site en lien avec des viols d’enfants dans des communautés juives ultra-orthodoxes (Guatemala, France, USA, Australie).

https://actu.fr/ile-de-france/bagnolet_93006/auteur-de-viols-en-serie-le-predateur-sexuel-de-la-synagogue-de-bagnolet-lourdement-condamne_64002763.html

Source(s):

Wanted Pedo