Les réseaux pédocriminels n’existent pas | Round 43 | Réseau Pasteur Doucé

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Réseau du Pasteur Doucé – Centre du christ Libérateur
Joseph Doucé est un pasteur baptiste (excommunié) belge, diplômé en psychologie-sexologie à l’université protestante d’Amsterdam, naturalisé français en 1982.

Il fonde en 1976 le Centre du Christ Libérateur (CCL) à Paris.

Le CCL est un des membres fondateur de l’IPCE, “International Pedophile and Child Emancipation organization”, fédération internationale d’association pro-pédophilie basée en Hollande, crée dans les années 90 et dissoute “officiellement” en 2011.

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Le CCL se voulait être un espace d’accueil et de parole pour les croyants appartenant aux minorités sexuelles : homosexuels, transsexuels, sado-masochistes et même pédophiles.

Selon le livre de Bernard Violet “Mort d’un pasteur”, Joseph Doucé fréquentait des patrons de revues pédophiles. 

Il était, selon son compagnon, surveillé par la sous-direction des Renseignements Généraux de la Préfecture de Police de Paris (RGPP).

Enlevé le 19 juillet 1990, il est retrouvé mort dans la forêt de Rambouillet le 24 octobre de la même année.

L’inspecteur des RGPP chargé de sa surveillance (Jean-Marc Dufourg, chef de groupe à la cellule des RG des GER, Groupe des enquêtes réservées) est interrogé par la police car soupçonné du meurtre.

L’enquête ne permet pas de l’impliquer mais il est révoqué pour une autre affaire.

En octobre 2007, un non-lieu est prononcé sur cette affaire.

 

L’enquête sulfureuse de Bernard Violet sur l’assassinat du pasteur Doucé

Dans une interview à «l’Humanité» (18/05/1994), l’auteur de «Mort d’un pasteur…» évoque les pressions qui se sont exercées pour le dissuader de mettre le nez dans une affaire où il est beaucoup question de réseaux de pédophilie et d’hommes de pouvoir.
Bernard Violet, journaliste indépendant, a rouvert le dossier de l’assassinat de Joseph Doucé, ce pasteur retrouvé mort en juillet 1990 près de Paris.
Son livre intitulé «Mort d’un pasteur…», qui paraît cette semaine aux éditions Fayard, fait rebondir l’affaire, restée jusqu’à ce jour une énigme.
L’auteur affirme avoir découvert le mobile du meurtre de ce pasteur baptiste qui vouait sa vie à la défense de toutes les minorités sexuelles.*
Cet homme qui fréquentait également les plus hauts personnages de l’État se trouvait en fait au milieu d’une gigantesque affaire de trafics de photos pédophiles et de chantage.
Des éléments totalement inconnus que nous révèle Bernard Violet en répondant aux questions de «l’Humanité».

Avez-vous rencontré des difficultés au cours de votre enquête?.

De différentes sortes: des avocats et des magistrats se retranchant derrière le sacro-saint secret de l’instruction, des menaces de pédophiles du style:

«Vous mettez les pieds là où il ne faut pas»,

des menaces de poursuites judiciaires si certains patronymes étaient cités; menaces de faire pression par des «policiers amis»; menaces pour mon intégrité physique.

L’ex-inspecteur Dufourg s’est montré particulièrement contrarié que j’enquête du côté de son journal «National Hebdo».

Pour ses amis de l’extrême droite, il y avait deux façons de gérer ma pugnacité, «intelligemment et bêtement».

Bêtement: ils savent où tu habites…

J’ai également reçu un curieux avertissement concernant des écoutes téléphoniques dont j’aurais été l’objet.

Il paraît que je dérangeais également du côté du «château», autrement dit à l’Élysée.

C’est le capitaine Barril, ex-membre de la fameuse cellule élyséenne, qui me l’a affirmé.

Le pasteur Doucé était-il simplement homosexuel et baptiste, comme il aimait se présenter?

Ce Belge naturalisé français en 1982 était tout cela mais pas simplement.

Créateur à Paris, en 1976, du Centre du Christ libérateur (CCL), il était un homme de foi, sincère dans ses convictions: la défense des gays, des lesbiennes, des bisexuels, transsexuels, travestis, pédophiles et sadomasochistes.

Au total, 10.000 visiteurs sont venus le consulter pour exprimer leurs angoisses.

Cela n’allait pas sans difficultés, notamment matérielles.

Vous révélez que le CCL va vivre pendant cinq ans grâce à l’argent du roi du cinéma porno des années soixante-dix!

Le pasteur Doucé n’était pas un homme intéressé par l’argent, mais il en avait besoin, comme tout le monde.

Les cotisations et les quêtes ne suffisent pas à couvrir les frais de sa revue.

Pour payer le loyer de l’immeuble de la rue Clairaut, c’est souvent un véritable casse-tête.

Il accepte donc un don mensuel de 5.000 francs du roi du cinéma porno des années soixante-dix.

Cela ne l’a pas empêché d’appartenir à la Grande Loge de France, dont il est exclu en 1982 pour «agissements et propagandes en faveur de la pédophilie».

C’est également dans ces années quatre-vingt qu’il fait la connaissance d’un ancien militant néonazi.

C’est à l’occasion d’une université d’été réunie à Marseille, en 1987, qu’un groupe gay demande l’exclusion des responsables de la revue «Gaie France», dirigée par Michel Caignet, le militant de la FANE (Fédération d’action nationaliste européenne), créée par Mark Frederiksen.

Doucé accepte depuis quelques mois que Caignet fasse de la publicité gratuite pour les ouvrages publiés par ses maisons d’édition dans «Gaie France», une revue qui, depuis février 1994, est interdite à la vente pour «prosélytisme en faveur de la pédophilie».

En dehors de ces relations d’affaires, Doucé considère l’exclusion de Caignet comme antidémocratique.

C’est pourtant ce même Caignet qu’on retrouve au centre d’un vaste trafic de photos pédophiles qui pourrait, selon vous, expliquer la disparition du pasteur?

La centaine de mes interlocuteurs, amis ou ennemis du pasteur – parmi lesquels le sénateur Henri Caillavet -, sont unanimes pour reconnaître que, si le pasteur Doucé revendiquait fièrement et publiquement son homosexualité, il n’a jamais été pédophile.

Il était simplement leur avocat.

Pour répondre précisément à la question, il est exact qu’en 1989 la brigade des mineurs met à jour un vaste trafic de photos d’enfants dans lequel on retrouve le néonazi Caignet et deux compères: Bernard Alapetite et Jean-Manuel Vuillaume, qui se présentent comme des photographes et éditeurs d’art.

Parmi les inculpés: des éducateurs, des animateurs de colonie de vacances, des hauts fonctionnaires, et même un prêtre.

Qui est?…

Nicolas Glencross, curé, depuis 1948, d’une petite paroisse de la Nièvre, Saint-Léger-des-Vignes.

Dans la région, chacun sait que la porte du presbytère qu’il a fait construire, route de la Machine, reste toujours ouverte.

Certes, on y voit souvent de nombreux jeunes gens et jeunes filles, mais on ne saurait penser à mal.

Son hobby: le dessin.

«J’ai un crayon dans les yeux, j’aime capter ce qui est fugitif», dira-t-il au juge d’instruction, Catherine Scholastique.

Chaque année, il ramène des enfants de ses voyages en Inde, au Pérou, au Sri Lanka.

Bref, il réalise entre 20.000 et 30.000 photos d’enfants en l’espace de quarante ans!

Les garçons se sont le plus souvent retrouvés nus, dans des poses académiques ou suggestives.

Les mineurs recevaient 50 francs par séance.

Écroué à Fresnes en 1990, à soixante-dix-sept ans, il finit par mourir en décembre 1991.

Quel rapport faites-vous entre le curé Glencross et la disparition du pasteur Doucé ?

Mon livre met au jour de nombreuses convergences.

Je me retrouve devant deux hypothèses.

La première: on a voulu faire parler le pasteur Doucé, qui connaissait Glencross.

L’inspecteur Dufourg apprend – par Caignet, qu’il connaît indirectement – qu’une personnalité proche du pouvoir socialiste serait plus ou moins «impliquée» dans une énorme affaire de pédophilie.

Le 19 juillet, le policier se présente en compagnie d’un complice au domicile du pasteur.

Au cours des heures qui suivent, il essaie de convaincre son «otage» de lui confier le nom de la personnalité en question.

Le pasteur refuse.

L’inspecteur s’énerve, brutalise le pasteur, qui succombe.

La seconde hypothèse: on a voulu faire taire le pasteur pour que l’affaire Glencross ne soit pas rendue publique.

Car apparaissent alors des noms, comme celui d’Hubert Védrine, ancien porte-parole de l’Élysée qui, pour pouvoir se présenter aux élections municipales, s’est fait domicilier chez le père Nicolas Glencross!

On réduit donc Doucé au silence tout en s’arrangeant pour faire «porter le chapeau» à Dufourg.

Rémi Darne

 

D’autres personnes gravitant autour de Joseph Doucé

Pour diffuser leurs idées au sein de la minorité homosexuelle, les extrémistes y ont placé des relais, ou ont retourné des leaders établis.

Les personnalités que nous présentons ci-dessous ont en commun de disposer d’une image de marque positive, souvent fortement ancrée à gauche, en vertu du dévouement à la chose publique dont ils ont pu faire preuve.

Néanmoins, ils ont également en commun d’avoir facilité l’implantation de l’extrême-droite dans la minorité homosexuelle, et d’en avoir banalisé certains discours, assimilés à de simples opinions.

Les adhérents des associations dans lesquelles ils militaient ne sauraient être tenus pour solidaires de leurs prises de position, alors qu’ils ont été souvent victimes de leur naïveté.

Guy Bondar :

Associé du pasteur ex-baptiste Joseph Doucé, il créa une association d’abord intitulée “Autre Europe”, puis déposée sous la dénomination Autres cultures. Exploitant sous ce nom une librairie, il assura la diffusion en magasin et par correspondance des revues et publications de Michel Caignet dans le milieu gay. Il est aujourd’hui employé d’une agence de voyages à Amsterdam.

Claude Courouve :

Docteur de 3° cycle en philosophie, psycho-pédagogue, auteur de divers ouvrages sur l’histoire et le vocabulaire de l’homosexualité, collaborateur de l’Encyclopedia Universalis, rédacteur prolixe et régulier de Gaie France Magazine . Il a fourni la caution érudite aux théories élitistes de GFM.

Joseph Doucé :

Grand-maître et fondateur de l’Ordre des Chevaliers de l’horloge, une société secréte d’extrême-droite.

Joseph Doucé fut démasqué et exclu de la Grande Loge de France, et de l’Église baptiste dont il était pasteur.

Il constitua, en tant que pasteur, mais en marge de l’Église baptiste, une Église dissidente : le Centre du Christ libérateur (CCL).

Il fonda ou contrôla une kyrielle d’associations : L’association littéraire Rolande Aurivel, Les Éditions du libre arbitre, Les Éditions lumière et justice, Les Éditions Walter Rauchenbuch etc.

Plus ou moins à l’insu de ses adeptes, il entretint d’évidentes relations avec certains groupes d’extrême-droite tout en dénonçant le néo-paganisme des nazis et en reconnaissant la Shoah.

Proche du MSI-DN, le parti fasciste italien, il décrivit dans sa revue cette organisation comme “un mouvement (qui) accepte tous ceux qui ont besoin d’être aidés, indépendamment de leurs convictions politiques ou religieuses”.

Il prit la défense de Rudolf Hess et diffusa un ouvrage apologétique du pasteur Gabel.

Il collabora avec un militant nazi connu, Johannes Werres, qui écrivait par ailleurs dans Gaie France.

Il favorisa la création d’un groupe de juifs gays, le Beith Haverim, pour faciliter les travaux d’un ex-israëlite, le Dr. Georges Valensin, auteur d’un ouvrage antisémite, La vie sexuelle juive.

Il géra le fichier des “abonnements” de Gaie France Magazine. Il fut assassiné mystérieusement en juillet 1990.

Michel Guillou :

Président de l’association Positifs dont il a pris le contrôle en 91, il s’est engagé “contre l’importation inhumaine et inadaptée de malades étrangers HIV2 (dans les hôpitaux français) comme si les nôtres ne suffisaient pas.

(Et) contre la présence de trop de médecins étrangers et non compétents dans les hôpitaux”. Positifs rédige une importante chronique “info-sida” dans Gaie France Magazine depuis février 93.

Patrick Guillou :

Il fonda les “Gais PTT”, sous les auspices de l’ex-pasteur baptiste Joseph Doucé, puis participa à un centre inter-associatif gay, “l’Escargot”, avec Michel Meignez.

Il est aujourd’hui gérant des Éditions de la flamme païenne, propriétaire de la marque commerciale “Gaie France”, et vit à Montpellier.

Jean-Claude Hirschi :

Militant “anarchiste de droite”, il créa de nombreuses associations homosexuelles dont “Rütli” et la “Fédération Agora”.

Il assura une rubrique régulière dans Gai Pied Hebdo, consacrée à l’emploi, et milita à Homosexualités et socialisme (HeS), une association proche de Jean-Pierre Chevénement. Il multiplia les tentatives de rapprochement avec Lesbia.

Simultanément, il avait créé un groupuscule néonazi, le Mouvement européen radical (JO 03.05.89).

Dans son manifeste, celui-ci prônait l’abrogation de la Déclaration des Droits de l’homme de 1789.

Et affirmait que “les hommes et les femmes ne sont ni libres, ni égaux, tant en droits qu’en devoirs” et que “les collectivités nationales ne le sont pas non plus”. Il est mort des suites d’un sida le 28 mars 1991.

Alain Leroi :

Surnommé “Jeanne d’Arc”, il collabora occasionnellement à Gaie France Magazine, tout en participant au centre inter-associatif, l’Escargot, avec Patrick Guillou et Michel Meignez, puis à l’association des Juristes Gais (JO 08.10.86) et à la RHIF avec Vincent Legret. Il est mort des suites d’un sida le 29 mai 1991.

Vincent Legret :

Fondateur et président de la RHIF (Rencontre des homosexualités en Ile-de-France ; JO 18.11.81) et des Juristes Gais, président d’honneur du Collectif pour le contrat d’union civile.

Il prit publiquement la défense successive de Michel Caignet et de Joseph Doucé.

Il revendiqua l’exclusion des sidéens dans des “sidatorium”, et l’emploi du mot “sidaïque” pour les désigner.

Il est lui-même mort des suites d’un sida le 18 mai 1992

On notera que toutes les personnes citées sont de sexe masculin.

Il semble que Michel Caignet et ses amis aient totalement échoué -mais ont-ils véritablement essayé ?- dans leur tentative de contrôle des organisations lesbiennes.

(c) Projet Ornicar, juillet/aout 1993

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