La Flèche | Le beau-père, 34 ans, a été condamné ce lundi à deux ans de prison
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 08/04/2026
- 15:00
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L’homme de 34 ans, bien bâti, coiffé de longues dreadlocks, a été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, pour avoir agressé sexuellement les deux enfants de sa compagne à La Flèche entre 2022 et 2024. Une adolescente de 13 ans et son petit frère de 9 ans ont été abusés sexuellement la plupart du temps dans leur lit pendant qu’ils dormaient dans leur chambre.
Les faits ont été révélés par les policiers qui travaillaient sur une toute autre enquête.
La peine de prison ferme est aménagée sous la forme du port d’un bracelet électronique.
Il allait dans la chambre des enfants pour prendre des photos intimes
Le prévenu était soupçonné en 2022 de détenir des contenus pédocriminels dans son ordinateur. Plus de 15.000 fichiers y sont retrouvés. Les policiers tombent alors sur une masse de photos d’enfants dans des positions à caractère sexuel.
Parmi eux, deux ressemblent fortement à ceux de sa compagne. Le trentenaire avoue tout.
Mathilde* (le prénom est modifié), 13 ans aujourd’hui, explique que son beau-père lui a touché les parties intimes. Trois de ses copines sont auditionnées. Les collégiennes confient aux policiers qu’elle leur a dit la même chose.
À plusieurs reprises, son beau-père est allé dans la chambre, a soulevé son t-shirt pour prendre en photo sa poitrine, ses fesses et son entrejambe. Des clichés sont également retrouvés où l’on distingue clairement sa main sur les seins de l’adolescente. Plus d’une centaine de photos de Mathilde* sont stockées. Il fait de même avec le garçon, Pierre* (le prénom est modifié), alors âgé de neuf ans.
“C’était pour rigoler, je trouvais la situation drôle”,
lâche le prévenu d’une voix basse et monocorde à la barre.
“On voit des photos avec sa culotte ?”, interroge la présidente du tribunal correctionnel.
“Oui, j’ai dû toucher, sans appuyer. Je les garde dans mon téléphone.”
À ces mots, Mathilde, présente à l’audience, sort de la salle en sanglots. Elle revient un peu plus tard et trouve la force de témoigner à la barre. “Moi, je n’ai rien demandé”, confie la jeune fille aux cheveux bouclés,
“il nous a toujours caché plein de choses, ce n’est pas quelqu’un de normal, il faut qu’il aille se faire soigner ! C’était quelqu’un que j’aimais énormément. Je ne dormais plus, je faisais des cauchemars. Dire que c’était “pour rigoler”… Non, ce n’était pas pour rigoler ! Il n’a pas le droit de mentir.”
“Il l’utilise comme un objet pour assouvir ses besoins sexuels”
La violence des agressions sexuelles qu’a subies Mathilde est d’autant plus forte que le prévenu a rencontré sa mère quand elle n’avait que quatre ans. Pierre en avait deux. Le trentenaire était devenu au fil des années leur figure paternelle. Un rapport de confiance s’était construit, qui a volé en éclats avec cette affaire.
L’avocate des parties civiles revient en détail sur les faits reprochés, notamment sur ceux qui concernent Mathilde*.
“Il touche ses seins, sa culotte, il n’y a pas de débat ! D’un côté, il y a la photo de Mathilde, de l’autre la main de Monsieur est en train de descendre sur ses cuisses. Il y a aussi des jeunes filles, 10 à 12 ans, assises sur des adultes, dans des positions sexuelles. Monsieur est un pédophile et un sadique”, décrit Maître Jennifer Neveu.
L’avocate interpelle encore son auditoire :
“Il utilise Mathilde comme un objet pour assouvir ses besoins sexuels. Mathilde a été hospitalisée pendant 15 jours, avec des idées suicidaires. Des peurs, des colères, des problématiques de fugue, des prises de médicaments et des problèmes scolaires, ce n’est pas normal chez une fille qui est en cinquième!” “Ce n’est pas un geste qu’il accomplit sous stupéfiant, mais c’était conscient, réfléchi, et sur des enfants qui lui accordaient toute confiance”, souligne le procureur de la République.
Deux ans de prison sont requis. Le passé du prévenu permet de mettre en lumière qu’il a lui-même été victime d’agressions sexuelles dans le cadre scolaire et familial quand il avait six ans selon lui. Il assure être suivi par une psychologue sur le sujet.
“Je tenais à m’excuser pour Mathilde et Pierre, et que les soins psychologiques m’aident à remettre en question les faits et que la psychologue a débloqué pas mal de choses”,
ajoute le trentenaire en guise de dernière prise de parole.
Sa peine de deux ans de prison, dont un an avec sursis, est assortie d’un suivi socio-judiciaire et d’obligations de soins. Il a également l’interdiction d’approcher les deux enfants pendant trois ans et l’interdiction de travailler en lien avec des mineurs pendant dix ans. Un suivi psychologique est demandé par l’avocate des parties civiles pour suivre les deux jeunes victimes.
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