Joigny | Un beau-père devant les tribunaux pour agression sexuelle sur sa belle-fille

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Réveillée et pétrifiée, l’adolescente n’aurait alors pas bougé et gardé les yeux fermés
Le tribunal correctionnel d’Auxerre jugeait, ce jeudi 18 novembre 2021, un Auxerrois de 47 ans, poursuivi pour des faits supposés d’inceste sur sa belle-fille en 2016. À la barre, le quadragénaire a nié les faits. Le jugement sera rendu le 16 décembre.

Un Auxerrois de 47 ans était jugé, ce jeudi 18 novembre 2021 par le tribunal correctionnel d’Auxerre, pour “une agression sexuelle incestueuse”, commise à l’encontre de sa belle-fille, au début de l’année 2016.

À la barre, le quadragénaire n’a pas reconnu les faits.

Les faits

Le 24 mars 2017, la gendarmerie est prévenue par la direction du lycée Louis-Davier à Joigny d’une information préoccupante.

Au cours d’une intervention en milieu scolaire sur le sujet de l’inceste, une élève en classe de seconde est sortie brusquement de classe.

Elle a été trouvée recroquevillée dans un couloir par l’infirmière scolaire, à qui elle a révélé avoir été touchée par son beau-père lorsqu’elle avait 8-9 ans.

Des faits qui se seraient reproduits au début de l’année 2016.

Elle raconte que la scène s’est passée un soir devant la télévision du salon, en l’absence de sa mère.

Alors qu’elle était endormie et en pyjama sur le canapé, son beau-père lui aurait alors “touché la poitrine sous ses vêtements” et aurait “frotté son sexe contre elle”, d’après les éléments versés à la procédure.

Réveillée et pétrifiée, l’adolescente n’aurait alors pas bougé et gardé les yeux fermés.

D’abord le prévenu balbutie:

“Je n’ai pas compris, je suis dans l’incompréhension depuis le début”

La présidente du tribunal insiste:

“Les faits décrits se sont passés ou non”

Le quadragénaire, éducateur dans un centre d’animation de la ville d’Auxerre, corrige finalement:

“Pour moi non, ça ne s’est pas passé. Je ne me vois pas faire ça”

La phrase

La victime présumée à la barre:

“Ce qui a été le plus compliqué, c’est que ma mère m’a toujours traité de menteuse jusqu’à la révélation des faits de 2016.”

Les réquisitions

L’avocate de la partie civile a estimé que:

“Le contexte de révélations des faits est un élément objectif qui ne trompe personne”

Elle a décrit “la phobie sociale” et “la perte de confiance” de sa cliente:

“Elle a des troubles du sommeil et se réveille en pleurs, des troubles de l’anxiété et des difficultés dans ses relations sexuelles”

Une position soutenue par le ministère public qui a souligné que les faits s’étaient passés “par surprise, sur une personne endormie, au domicile parental”.

Le procureur de la République a rappelé que “la mère de la victime avait demandé au prévenu d’être plus distant” avec sa fille également, lui qui n’hésitait pas à lui faire “des bisous” mal placés.

Hugues de Phily, procureur de la République, a requis une peine de six mois de prison avec sursis probatoire, des soins psychiatriques et une interdiction d’entrer en contact avec les mineurs.

L’avocate de la défense a demandé la relaxe de son client, “au bénéfice du doute”:

 “Il faut rapporter la preuve que l’infraction est constituée, mais cette preuve, vous ne l’avez pas.”

Elle a rappelé que son client, qui travaille depuis trente ans au contact de mineurs, n’avait “jamais fait l’objet de la moindre suspicion” et qu’il n’aurait “pas pu lutter contre des pulsions pédophiles”, s’il en avait, pendant toutes ces années.

La décision

L’affaire a été mise en délibéré au jeudi 16 décembre 2021.

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