Inzinzac-Lochrist | Un quinquagénaire, condamné pour exhibition devant une école

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Un mandat d’arrêt a été décerné
Illustration | Tribunal Judiciaire de Lorient
Un Hennebontais de 58 ans devait comparaître devant le tribunal de Lorient ce mercredi 14 janvier 2026. Il avait été interpellé en novembre 2025 après avoir été repéré alors qu’il s’exhibait près d’une école d’Inzinzac-Lochrist.

Laissé libre mais sous contrôle judiciaire dans l’attente de sa comparution ce mercredi, l’homme ne s’est pas présenté. C’est donc en son absence qu’il a écopé d’une peine de dix-huit mois de prison ferme.

Le 21 novembre 2025, il est environ 8 h du matin quand l’employée d’une cantine d’Inzinzac-Lochrist  aperçoit un homme qui arpente le chemin qui mène du restaurant scolaire à l’école. Son comportement l’interpelle, elle le voit plonger les mains dans son pantalon et se livrer à des gestes obscènes.

Elle prévient un policier municipal qui n’a que le temps de le voir s’engouffrer dans une voiture.

L’immatriculation est relevée. Les gendarmes identifient l’Hennebontais de 58 ans qui est placé en garde à vue.

À l’issue, il est placé sous contrôle judiciaire en attendant d’être jugé en comparution à délai différé ce mercredi 14 janvier 2026.

Une expertise psychiatrique est également ordonnée. Il a respecté formellement son contrôle judiciaire, mais il n’a visiblement pas évolué, a souligné le procureur adjoint en constatant l’absence du quinquagénaire à l’audience de comparution immédiate du tribunal de Lorient.

Aux enquêteurs l’homme, condamné trente-deux fois dont six pour exhibition sexuelle, avait expliqué avoir cédé à une pulsion.

Il avait aussi précisé qu’il avait quitté précipitamment les lieux parce qu’il devait conduire sa petite-fille à l’école, ce qu’il fait quotidiennement et ce pour quoi il a acheté une voiture en novembre 2025 alors même qu’il a interdiction de conduire tout véhicule à moteur.

Il a requis à l’encontre du Hennebontais sorti en octobre 2024 de détention, une peine de prison ferme assortie en partie d’un sursis probatoire.

Le tribunal est allé au-delà en infligeant au grand-père une peine de dix-huit mois ferme. Il y a adjoint un suivi sociojudiciaire de quatre ans comportant une injonction de soin, l’interdiction de paraître près de tout établissement susceptible d’accueillir des mineurs.

Il lui est fait aussi interdiction d’exercer toute activité, bénévole ou non, impliquant un contact avec les mineurs.

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