Gironde | Un habitant du bassin d’Arcachon condamné pour inceste sur sa fille adoptive

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Encore une peine ridicule pour ce pédocriminel
Ce septuagénaire a agi entre 2007 et 2013. La victime a porté plainte. Le tribunal a prononcé de la prison ferme

En 2023, les gendarmes sont appelés sur le bassin d’Arcachon pour une dispute dans une famille.

Le père a donné un coup de poing à l’une de ses filles.

Elle venait de le qualifier de « pédophile ».

Car cette femme aujourd’hui âgée de 28 ans a été agressée sexuellement par son père adoptif.

Les faits se sont étalés entre ses 10 et 16 ans, entre 2007 et 2013, au Teich.

Elle a eu peur que sa sœur ne soit aussi victime, alors elle a porté plainte à la suite de l’altercation de 2023.

Au départ, la victime dormait entre sa mère et son père.

Ce dernier en profitait pour l’embrasser pendant la nuit lorsqu’elle était enfant.

Quand elle est devenue adolescente, l’homme aujourd’hui âgé de 72 ans s’est livré à de véritables attouchements, lors de siestes qui lui étaient imposées.

Durant toute la procédure, il a nié.

Et ce mercredi, cet ancien mandataire judiciaire ne s’est pas présenté à l’audience.

Il a fait savoir qu’il avait de lourds soucis de santé et qu’il se trouvait en Ehpad.

« Il a instrumentalisé son état de santé pour fuir ses responsabilités », estime le parquet.

Le tribunal le juge tout de même en son absence.

Hormis une mention en 2005, son casier est vierge.

« C’est dur de se sentir seule »

La jeune victime était orpheline quand elle a été adoptée.

« Avec le recul, je me dis que je n’ai pas eu non plus de famille adoptive, confesse-t-elle en sanglotant.

C’est dur de grandir sans famille et de se sentir seule. »

Elle confie aussi avoir des problèmes de santé mentale depuis les faits.

« Il se passe quoi dans la tête d’une petite fille quand son propre père l’agresse sexuellement tous les jours pendant presque six ans ? » interroge son avocate, Me Manon Lafaux, relevant que les proches du prévenu croient la victime.

Pour agression sexuelle incestueuse sur mineur, les trois juges prononcent une peine d’un an de prison ferme et quatre avec sursis.

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