Evreux | Consultation de sites pédo et atteintes sexuelles impunies
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Pédocriminel En liberté
- 03/04/2026
- 10:26
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Courant 2023, un homme fait une découverte des plus troublantes en utilisant un téléphone professionnel : plus de 200 clichés à caractère pédocriminel sont associés à l’un de ses collègues. Informées, les autorités ouvrent une enquête et le mis en cause est interpellé.
En examinant son matériel informatique, il découvre que celui-ci profitait de ses vacances pour photographier des jeunes filles mineures à la plage ou dans des parcs, toujours en prenant soin de zoomer leurs derrières.
Il aimait aussi photographier son sexe en érection posé sur des petites culottes roses d’enfant.
« Un homme ordinaire et normal »
À la barre, il se présente pourtant comme un homme ordinaire au casier judiciaire vierge, anciennement chauffeur de bus scolaire, 55 ans à l’époque. Il est décrit comme tout à fait normal par son entourage.
C’est suite à une rupture que tout bascule. Il s’inscrit sur « coco.gg », un site internet fermé par les autorités françaises en juin 2024, notamment pour des atteintes sur mineurs.
Recevant régulièrement des invitations à rejoindre un forum pédocriminel, un jour, il craque et finit par s’y rendre. Au début, c’est le choc. Puis, s’ensuit l’excitation.
Son historique internet révèle ainsi des consultations de sites pornographiques avec comme mots clés : « beau-père », « sexe enfant », « belle-fille ».
Des photos de sa belle-fille
Lors de la perquisition du domicile du prévenu, la photo d’une enfant collée au réfrigérateur interpelle les policiers. En effet, elle apparaît sur des dizaines de clichés saisies.
Le prévenu affirme qu’il s’agit de sa belle-fille, âgée de 11 ans à l’époque. Séparé de la mère, il continuait à recevoir l’enfant qu’il a vu grandir.
C’est lors de ses visites qu’il se rendait dans sa chambre la nuit et profitait de son sommeil pour prendre des clichés à son insu. On y trouve des clichés de lui en érection à côté d’elle, ou la main de la petite posée sur son pénis.
Interrogée, elle explique qu’elle n’en savait rien, se rappelant uniquement de bonnes relations qu’elle avait avec celui qu’elle considérait comme son père.
Aujourd’hui, ces révélations ont eu raison d’elle. Rongée à l’idée d’imaginer son image circulant potentiellement sur le web, elle en est très affectée. Sous traitement, elle est scolarisée à domicile en raison d’une phobie scolaire.
Et c’est d’ailleurs sur ce point que va appuyer l’avocat de la défense, en évoquant un traumatisme provoqué et non subi.
Le prévenu a été reconnu coupable et condamné à quatre ans de prison, dont trois avec sursis probatoire pendant deux ans. Il devra porter un bracelet électronique durant un an. La peine est assortie d’une injonction de soins, d’une interdiction de contact avec les victimes, d’une interdiction d’exercer toute activité en lien avec des mineurs pendant dix ans, d’une inéligibilité pour cinq ans, de l’obligation de travailler et de l’indemnisation des parties civiles.
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