Clermont-Ferrand | Le pédocriminel Benjamin Renou condamné à cinq ans de prison
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 02/04/2026
- 07:43
Des actes inquiétants et un profil qui l’est encore davantage.
Dans le box du tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, jeudi 19 mars, l’homme de 47 ans, poursuivi pour détention et téléchargement d’images et de vidéos pédocriminel n’est pas un inconnu de la justice.
En 2011, Benjamin Renou avait écopé de 19 ans de réclusion criminelle pour des viols sur mineurs alors qu’il était moniteur de colonies.
Son casier compte également une condamnation à quatre ans de prison, déjà pour détention d’images pédocriminelles.
Les derniers faits pour lesquels il a été interpellé et placé en détention provisoire, en juillet 2025, sont de même nature.
Il les a reconnus et admet que ses démons sont remontés à la surface alors qu’il traversait une période difficile, mêlant rupture avec son compagnon, qui partage les mêmes déviances pédocriminelles, et le décès de sa mère.
Comme l’a rappelé la présidente du tribunal, Isabelle Ferret, c’est le signalement d’un psychiatre, qui avait comme patient une relation du prévenu et qui lui avait confié des secrets alarmants, qui est à l’origine du déclenchement de l’affaire.
Le patient, lui aussi attiré sexuellement par les jeunes mineurs, lui avait raconté que Benjamin Renou, avec qui il avait eu plusieurs relations sexuelles, lui avait montré des photos et vidéos pornographiques mettant en scène des enfants, et même des vidéos, qui avaient d’ailleurs servi de toile de fond sordide à leurs ébats.
Il avait également indiqué que son partenaire lui avait fait part de projets de vacances, avec notamment des enfants, alors qu’il est interdit de contact avec les mineurs du fait de ses précédentes condamnations.
Il entretenait aussi une relation à distance avec le père d’un enfant de 4 ans et envisageait de les rencontrer.
Benjamin Renou avait alors été interpellé et la fouille de son téléphone portable avait mis au jour 768 images d’enfants nus, parfois jeunes au point de porter des couches, et certaines en montrant d’autres se livrer à des actes sexuels entre eux.
Le prévenu a été forcé de reconnaître les faits concernant les images, mais a nié avoir eu l’intention de passer à l’acte avec des mineurs, lui qui reconnaît avoir eu des relations sexuelles avec sept enfants âgés de 8 à 15 ans dans sa vie.
« Je n’ai pas vu venir le mal-être psychologique qui m’a replongé dans mes démons. J’ai dû voir plus de dix psychologues et psychiatres durant ma détention, mais ça n’a jamais vraiment fonctionné », a-t-il indiqué à l’audience, entre deux sanglots sur son sort : « J’ai une vie de merde. Je n’ai jamais trouvé ma place dans ma famille. Les images, c’était une échappatoire, une drogue. Si j’avais la baguette magique pour m’en sortir… J’aimerais ne pas avoir existé. »
Le procureur, soulignant l’état de récidive, la dangerosité du prévenu attestée par plusieurs expertises et « le risque réel de passage à l’acte », a requis une peine de six ans de prison.
Ajoutant :
« Regarder de telles images et vidéos, c’est consommer du viol d’enfants. »
Pour la défense, Mee Juliette Pogliani a tenté de recentrer les débats sur les faits reprochés davantage que sur le passé criminel de son client.
Elle a insisté sur la nécessité de soins qui, selon elle, « ne peuvent pas trouver dans une longue détention l’occasion de se dérouler efficacement ».
Le tribunal a finalement condamné Benjamin Renou à cinq ans de prison, avec maintien en détention, ainsi qu’à un nouveau suivi sociojudiciaire pendant dix ans, dont l’inexécution lui vaudrait trois ans de prison supplémentaires.
Il a par ailleurs l’interdiction définitive d’exercer une activité supposant un contact avec les mineurs.
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