Carquefou | 18 mois de prison pour agression sexuelle sur mineure et harcèlement sexuel
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 05/02/2026
- 11:43
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Alors qu’il contestait les faits en évoquant un complot, l’homme a été déclaré coupable, lundi 19 janvier. ll a été condamné à un an et demi d’emprisonnement.
Il est vêtu de noir et un chapelet blanc entoure sa main droite.
“Je suis consterné et outré par ces accusations”, s’indigne-t-il. “C’est en contradiction avec mes valeurs, mes principes, ma religion.”
Lundi 19 janvier, cet homme de 29 ans était jugé à Nantes pour agression sexuelle sur mineure de plus de 15 ans, harcèlement sexuel et agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction.
Au printemps 2024, trois jeunes femmes avaient successivement déposé plainte contre lui.
La première, âgée de 16 ans et qui vivait sa première expérience professionnelle, s’était vue palper les seins sous son soutien-gorge. Le prévenu était arrivé derrière elle alors qu’elle s’affairait à une préparation.
La seconde avait été embrassée sans son consentement alors qu’elle regagnait sa voiture à l’issue d’une journée de cohésion.
La troisième rapportait un comportement trop tactile avec maintes allusions au sexe, y compris devant les clients.
“Ça t’excite hein ?”, lui avait par exemple lancé l’homme alors qu’il se trouvait torse nu dans les vestiaires.
Les faits se sont produits au sein d’un restaurant de Carquefou spécialisé dans la pizza, entre novembre 2023 et février 2024. En l’absence de véritable manager et en tant que pizzaïolo, il était le responsable hiérarchique des trois plaignantes.
Selon lui, il est victime d’un complot ourdi par la direction, qui l’aurait chargé après un vol dans la caisse par un de ses collègues.
“Ils savaient que j’avais fait de la prison, c’était facile”, dit l’homme, déjà condamné à deux reprises pour des violences conjugales.
“Cela démontre une problématique évidente avec les femmes et le consentement”, s’engouffre la procureure, Elsa Guyon.
Elle réclame deux ans de prison ferme.
Le tribunal réduit la sanction à dix-huit mois d’emprisonnement plus trois ans de suivi socio judiciaire avec obligation de soins.
Le prévenu, qui a vite retrouvé du travail, devra indemniser ses anciennes collègues. Celle qui avait été victime d’attouchements s’est vue notifier quinze jours d’incapacité totale de travail.
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