Calais | Attouchements sexuels dans des bus : l’agresseur envoyé en psychiatrie

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Un homme d’une trentaine d’années s’est exhibé et a eu des gestes déplacés envers plusieurs femmes
Photo Franck Fernandes
Faits de harcèlement à caractère sexuel à Calais, notamment dans les bus et aux abords des arrêts de bus. L’homme de 29 ans souffre de schizophrénie et il est potentiellement dangereux.

Il y a de cela plusieurs mois, nous évoquions dans nos colonnes des faits de harcèlement à caractère sexuel à Calais, notamment dans les bus et aux abords des arrêts de bus.

Une vague de témoignages impliquant le même homme avait surgi sur les réseaux lorsque plusieurs femmes avaient reconnu celui qui s’était exhibé devant elles ou qui les avait approchées.

L’homme en question est né il y a 29 ans en Égypte. Il a également la nationalité italienne.

Il a été jugé il y a plusieurs jours devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour avoir commis 3 agressions sexuelles.

 

La vidéosurveillance confirme les dires des victimes

Le prévenu était sous mandat de dépôt renouvelé depuis le 26 mars en attendant l’expertise de deux experts psychiatres. Mais il ne reconnaît pas les faits : le 24 mars, il est interpellé par une patrouille de police qui vient d’apprendre que 2 agressions sexuelles ont eu lieu dans un bus à Calais.

Une adolescente âgée de 13 ans explique aux policiers que le prévenu lui a touché l’épaule de façon soutenue après avoir parlé à un groupe de jeunes filles.

Selon elle, il cherchait « quelque chose de sexuel ».

La sœur de la jeune fille rapporte également aux policiers que le même homme lui a tapoté sur l’épaule pour qu’elle se retourne afin qu’il puisse lui caresser la cuisse.

Vues par un médecin légiste, les 2 sœurs souffrent d’un retentissement psychologique et ont eu chacune deux jours d’Incapacité totale de travail (ITT).

La vidéo surveillance du bus confirme bien les propos des 2 jeunes filles.

 

« Ce n’est pas moi, c’était Jésus-Christ »

La troisième victime est une fonctionnaire de l’identité judiciaire de la police nationale : le prévenu lui a caressé la fesse alors qu’elle était en train de relever ses empreintes.

En garde à vue, le prévenu dira qu’il n’a touché personne et que ce sont les jeunes filles qui l’auraient caressé dans le bus.

« Ce n’est pas moi, c’était Jésus-Christ. Je nique leur père »,

a-t-il proclamé devant le tribunal, avant de lancer une grossièreté en italien à l’égard de la présidente du tribunal.

Cette dernière a été relevée par le greffier comme étant un outrage à magistrat.

Les expertises psychiatriques du prévenu son concordantes. Il souffre de schizophrénie et il est potentiellement dangereux.

Son discernement est altéré selon le premier expert. D’après le second, le prévenu n’est pas accessible à une sanction pénale, son discernement étant aboli au moment des faits.

Du tribunal à l’hôpital

Maître Antoine Deguines qui défendait les 3 victimes a demandé 500 euros par personne et trois fois 450 euros de frais d’avocat.

La substitute du procureur de la République a rejoint l’avis des experts et a requis une hospitalisation d’office.

Ce dernier a été hospitalisé sur le champ en psychiatrie à l’hôpital de Boulogne-sur-Mer.

Responsable civilement, il a été condamné à payer trois fois 250 euros de préjudice moral et trois fois 300 euros pour les frais d’avocat.

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