Amiens | 7 hommes sont jugés pour avoir abusé de 4 adolescentes fragiles

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Les 7 hommes âgés de 25 à 60 ans, ont été jugés à huis clos ce mardi 20 avril
Un adolescent de 16 ans s’était improvisé proxénète de jeunes filles mineures et recrutait les clients sur internet. Il a été condamné en 2019. Les clients ont été jugés avant-hier à huis clos. L’un d’eux, le plus âgé, sort du lot de par sa profession de chirurgien. Le parquet requiert du SURSIS.

Elle était bien présente au début de l’audience.

Elle s’est avancée timidement vers le tribunal et la présidente lui a demandé si elle voulait bien prendre la parole pour expliquer ce qu’il s’était passé. La jeune femme a fait signe « non » de la tête.

Elle ne voulait même pas assister au procès. Accompagnée de son curateur, elle a quitté la salle d’audience avant que les débats ne commencent.

Sur les bancs des victimes, une seule des quatre parties civiles est présente ce mardi 20 avril après-midi au palais de justice d’Amiens.

Elles avaient 15 et 16 ans quand les faits ont eu lieu.

Hébergées dans la maison d’enfants François-Liberman, foyer de la fondation apprentis d’Auteuil situé dans le quartier Henriville à Amiens, elles étaient particulièrement fragiles.

Deux d’entre elles, des sœurs, ont été violées par leur père, qui a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle devant la cour d’assises de la Somme.

Des passes dans des voitures ou dans des buissons

Les adolescentes se sont prostituées à plusieurs reprises, entre janvier et septembre 2018, pour des sommes d’argent dérisoires.

Un adolescent du foyer, âgé de 16 ans, s’était improvisé proxénète.

Il avait déposé des annonces sur le site internet Coco.fr pour attirer les clients, et, à de multiples reprises, il a mis en relation des hommes avec les adolescentes pour des relations sexuelles.

Les rendez-vous étaient fixés un peu n’importe où, dans des hôtels, chez les clients, mais principalement dans des voitures et même dans des buissons.

Après que le jeune proxénète a été condamné à deux mois de prison avec sursis en 2019, l’heure était donc venue aux clients de s’expliquer en justice.

Avant que la présidente n’impose le huis clos dans cette affaire, elle avait expliqué que le recours à la prostitution était sanctionné d’une contravention, mais qu’il s’agissait d’un délit en cas de récidive ou lorsqu’il concernait des mineurs ou des personnes vulnérables.

Sept hommes, des habitants d’Amiens, Boves et Albert, âgés de 25 à 60 ans, ont été poursuivis.

L’un d’eux, le plus âgé, sort du lot de par sa profession de chirurgien. Comme quatre autres, il n’est pas venu s’expliquer face aux juges, laissant son avocat Me Marc Blondet le faire pour lui.

L’homme nie les faits, soutenant avoir renoncé après deviné la minorité des prostituées.

Mais selon les plaignantes, il était l’un des clients les plus habitués, l’un des seuls d’ailleurs à recevoir chez lui. C’est contre ce médecin que le parquet a requis la peine la plus lourde : 2 ans de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende.

La sanction la moins sévère réclamée est de 8 mois de prison avec sursis.

Les autres prévenus, assistés de Mes Houria Zanovello et Geoffrey Gimeno, ont soit nié toute relation sexuelle soit maintenu qu’ils ignoraient l’âge des plaignantes, ces dernières leur ayant menti sur ce point.

La décision sera rendue le 25 mai.

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