Alpes-Maritimes | Seulement douze mois de prison avec sursis pour ce pédocriminel
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
non
- 22/03/2026
- 15:03
Le procès du pédocriminel, qui a échangé des messages à caractère sexuel avec une mineure de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), s’est tenu ce mardi 3 mars 2026, à Vienne (Isère).
L’homme de 36 ans, qui encourait jusqu’à dix ans de prison pour corruption de mineurs, a écopé d’une peine de douze mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, à la condition d’être soigné et de ne pas travailler avec des enfants.
Léa*, 12 ans, a été victime de cet homme.
Elle a échangé avec lui plusieurs messages à caractère sexuel ; le trentenaire lui demandait notamment des photos intimes.
En avril dernier, son père, Georges Bilello, découvre les discussions entre sa fille et cet homme sur le réseau social Snapchat.
Une plainte est alors déposée.
La jeune fille, fragile et qui a récemment perdu sa mère, a tenté de mettre fin à ses jours.
Elle a été hospitalisée et est toujours suivie.
Une traque grâce à la géolocalisation
Georges Bilello, le père de Léa, a permis l’interpellation du pédocriminel en Isère, en traquant sa géolocalisation.
Il a été aidé de l’association Team Moore, qui œuvre pour la protection de l’enfance sur Internet.
Lors du procès, le pédocriminel, qui s’exprime difficilement, était accompagné de sa curatrice (personne commise par la loi pour administrer les biens et protéger les intérêts d’une autre personne).
L’avocate de l’auteur des faits a directement sollicité une contre-expertise psychiatrique en posant la question :
“Avait-il totalement conscience de ses actes ?”
Face aux captures d’écran des messages échangés avec Léa, le trentenaire a tout d’abord nié les faits avant de déclarer :
“C’est pourtant vous qui lui avez demandé. Pourquoi tu caches ce que tu as entre les jambes ? Les seins aussi, fait voir’”, a rétorqué le président suite à cette déclaration.
Le prévenu est resté muet puis a finalement acquiescé.
Selon l’expert qui l’a rencontré en garde à vue, il est pénalement totalement responsable, ce que conteste sa tutrice.
Le trentenaire a finalement été condamné à un an de prison avec sursis.
Des réquisitions qui ne sont “pas à la hauteur”
“Nous estimons que dans ce type d’infraction, il faut qu’il y ait une réponse claire de la justice, comme l’avait dit le procureur : un signal envoyé à ces prédateurs, un soutien exprimé auprès des victimes ; mais effectivement, les réquisitions ne sont peut-être pas à la hauteur de l’ambition qui est déclarée”, assure Me Jean Sannier, avocat de Léa, à la sortie du procès.
Le père de la jeune fille souhaite maintenant poursuivre son combat.
Il veut faire changer la loi pour demander plus de moyens lors des enquêtes, un meilleur contrôle et des sanctions pour les plateformes numériques, qui devraient selon lui interdire leur accès aux mineurs.
*Le prénom a été modifié pour garantir l’anonymat de la jeune fille.
Source(s):
Les articles en liens
Aouste-sur-Sye | Un couple lance un appel à témoins pour retrouver un exhibitionniste ayant approché ses filles
Une étude britannique révèle qu’un nombre croissant d’enfants, essentiellement des filles, sont poussés à utiliser leur corps et à se filmer en direct avec leur portable.
Seine-et-Marne | La prostitution de mineures en forte augmentation


