Montluçon | Après dix ans de castration chimique, un pédocriminel recidive

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Après une période de castration chimique, un Montluçonnais a “replongé”
une seringue
« J’avais une vie stable, j’étais heureux, j’avais un travail, je me rapprochais même de ma fille, j’ai fait une erreur en arrêtant le traitement. »

Après une période de castration chimique, un Montluçonnais a été « rattrapé » par son passé. Il a été condamné, ce mercredi 22 juillet 2020, à deux ans de prison pour des propositions sexuelles faites à des mineurs de moins de quinze ans.

 

À la barre, cet homme de 43 ans, qui habitait Montluçon avant de retrouver la prison, mesure son malheur.

« J’avais une vie stable, j’étais heureux, j’avais un travail, je me rapprochais même de ma fille, j’ai fait une erreur en arrêtant le traitement. »

Un traitement de castration chimique

Sa vie d’adulte est coupée en deux. Dès l’âge de 20 ans et pendant une dizaine d’années, il a été condamné pour des faits de viol, corruption de mineurs ou encore agression sexuelle sur mineurs. Sept mentions au casier. Et ces dix dernières années, rien, grâce à un traitement de castration chimique qui lui a ôté toute pulsion après une injonction judiciaire. Rien jusqu’à l’arrêt du traitement.

En 2019, sur un site de rencontres et sur le réseau social Snapchat, il a tenté de séduire des jeunes gens, qui avaient parfois moins de 15 ans, en leur proposant des relations sexuelles.

« On retrouve le même mode opératoire »

« J’ai 15 ans, ça te gêne?? », lui demande un jour un internaute, d’après les discussions numériques découvertes par les enquêteurs. « Non », répond le Montluçonnais.

« Dans les échanges, on retrouve le même mode opératoire. Au bout de cinq lignes, vous abordez le sujet de la sexualité, et au bout de dix lignes, vous vous intéressez à l’âge de la personne », souligne la présidente du tribunal correctionnel.

« J’ai été rattrapé par mon passé, je voulais passer à l’acte »,

avoue le prévenu, qui ne nie pas son attirance pour les jeunes hommes et fond en sanglots en expliquant avoir été victime d’abus sexuels dans sa jeunesse.

Un traitement arrêté pour un question de prix

Pourquoi n’a-t-il pas continué le traitement de castration chimique??

« Pendant dix ans, le traitement était pris en charge par la sécurité sociale. Mais ensuite, à raison de 435 euros alors que j’ai un salaire de 1.500 euros, je ne pouvais pas me le permettre »,

répond-il.

Les magistrats du siège l’ont condamné à deux ans d’emprisonnement (cinq ans avaient été requis).

Il fera l’objet également d’un suivi sociojudiciaire de dix ans, d’une injonction de soins ou encore d’une interdiction de rencontrer des mineurs.

Source : lamontagne.fr

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