Finistère | La mère et le beau-père condamnés pour agression sexuelle

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Seulement du sursis pour ces deux pedocriminels
Le tribunal judiciaire de Quimper a condamné ce vendredi 22 mai 2026 une mère de famille et son compagnon. Les victimes sont la fille et l’une de ses amies. Les faits se sont déroulés à l’automne 2024 dans le centre Finistère.

Après avoir fait la tournée des maisons dans le village pour Halloween le 31 octobre 2024, un groupe d’amis s’apprête à passer la nuit chez les parents de l’un d’eux.

La mère et le beau-père ont bu.

Vers 22 h, la mère soulève le pull d’une des invitées âgée de 17 ans pour voir son piercing du nombril.

Le beau-père dit qu’il veut voir de plus près.

Il la caresse, descendant à la limite des parties intimes.

Avec l’autre main, il lui caresse les fesses.

Elle veut reculer mais la mère de son amie la maintient.

Elle se débat et réussit à partir, ce qui fait rire le couple.

Les jeunes témoins évoquent des caresses sensuelles.

Le beau-père et la mère, âgés de 59 ans, sont poursuivis pour agression sexuelle.

Lors de l’instruction, la fille relate un épisode avec son beau-père datant du 18 octobre 2024.

Il lui avait réclamé un bisou.

Quand elle s’approche, il lui fait un gros câlin en la prenant par l’épaule.

Il lui touche la poitrine.

Elle raconte la scène à sa mère qui lui répond :

“Ça va, il ne t’a pas violée non plus”.

“Vous considérez donc que ce n’est pas si grave”, reprend Jeanne Depagne Bielsa, l’avocate de la plaignante.

Concernant la scène du 18 octobre, la mère dit ne se souvenir de rien, mais précise :

” Je ne lui ai pas soulevé son pull. Elle n’avait pas un pull mais un crop top”.

Lui certifie Je n’avais aucune arrière-pensée.

Le couple a des problèmes avec l’alcool a relevé l’expert psychiatre.

Lui a deux condamnations anciennes au casier.

La procureure requiert des peines avec sursis probatoire : huit mois pour lui et quatre mois pour elle.

Ils ne voient pas le mal, explique leur avocate Marine Dubos qui évoque un choc de génération.

Le tribunal condamne le prévenu à huit mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans, une interdiction de toute activité avec les mineurs.

La prévenue écope de six mois avec sursis.

Tous deux seront inscrits au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

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