Donges | Un pére condamné pour attouchements sexuels sur sa fille de 5 ans
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
non
- 01/06/2026
- 14:41
Catégories :
Mots clés :
La phrase, prononcée par le président du tribunal Stéphane Benmimoune mardi 19 mai 2026, laisse un blanc dans la salle d’audience du palais de justice de Saint-Nazaire.
“Papa, tu m’as détruite”.
Avant d’être prononcée, celle-ci a été écrite par une adolescente de 14 ans, à l’occasion d’un exercice en cours de Français qui consistait à rédiger un slam.
Cela remonte au printemps 2025.
L’adolescente y vide son sac et raconte avoir été agressée sexuellement par son père lors d’une soirée chez des amis de celui-ci à Donges, alors qu’elle n’avait que 5 ou 6 ans.
“Ce soir, je pense à mes 5 ans. Ce jour-là, ma vie s’est écroulée”, écrit dans son slam celle qui, absente à l’audience, s’exprime par la voix de Stéphane Benmimoune.
Le 13 mai de cette même année, un signalement est donc adressé au parquet de Saint-Nazaire par la direction des services départementaux de l’Education Nationale de la Loire-Atlantique.
Le dossier est déjà suivi à la suite d’une première information préoccupante faite en février 2024.
Elle avait déjà évoqué des violences conjugales et des faits d’agression sexuelle commis par son demi-frère en 2023, précise le président du tribunal.
« Je n’ai jamais été attiré par les enfants »
Lors de cette soirée chez les amis de son père, l’adolescente raconte aux enquêteurs se souvenir avoir dormi dans le même lit que son père et son demi-frère.
C’est alors qu’elle a senti la main du premier dans son pantalon de pyjama.
“Je somnolais mais je me rendais compte”, raconte-t-elle près de dix ans plus tard.
Elle assure que ça ne s’est jamais reproduit.
Mais la voilà marquée à vie.
Dès le CM1-CM2 (9-10 ans), la victime indique se retrouver triste, vide, puis évoque des réminiscences vers ses 10-11 ans.
Dégoûtée, elle parle de mécanismes d’évitement, de troubles du sommeil.
Son père, lui, dit d’abord ne pas se souvenir du passage à l’acte, évoquant une amnésie liée à sa consommation d’alcool, pour laquelle il se fait soigner.
Avant de finalement reconnaître quelques flashs, sans pour autant parvenir à expliquer ce geste.
“Je n’ai jamais été attiré par les enfants”, lâche le quadragénaire, condamné à quatre reprises entre 2006 et 2020 pour conduite en état d’ivresse et acquisition de stupéfiants.
“L’alcool a pu désinhiber votre comportement, mais ça n’a pas causé le passage à l’acte”, lui rétorque Stéphane Benmimoune.
Le père de famille, qui vit avec sa fille une semaine sur deux, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis d’une durée de deux ans avec obligation de soins en psychologie et addictologie.
Source(s):
Les articles en liens
Outreau, outrage à la vérité
Mayotte | Maoulida Ahmed Nasser, pédocriminel récidiviste, condamné à 5 ans de prison pour l’agression sexuelle d’une fillette de 8 ans
Coutances | Agression sexuelle : deux ans ferme



