Paris | La colère des parents après le procès d’un animateur de l’école Titon

non

Un requisitoire à l’image de notre justice laxiste envers les pédocriminels
Colère des parents au lendemain du procès d'un ancien animateur dans une école à Paris : une peine de dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis a été requise. • © FTV
Une peine de dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis a été requise à l’encontre d’un animateur de l’école Titon jugé pour agressions sexuelles sur mineurs. Un scandale pour les parents et le collectif SOS Périscolaire.

Les mots des parents et du collectif SOS Périscolaire sont forts :

“Demander 18 mois de sursis donne un signal extrêmement faible quant à la gravité des faits reprochés à cet animateur. Il devrait bien évidemment écoper d’une peine de prison ferme”.

Ils ne comprennent pas le réquisitoire à l’encontre de Nicolas G, 47 ans, jugé à huis clos pour harcèlement sexuel à l’encontre de neuf fillettes et d’agressions sexuelles sur trois d’entre elles.

Les faits reprochés ont eu lieu à l’école primaire Titon dans le 11e arrondissement en 2024.

(…)

“Dans l’affaire de l’école Titon, un homme de 47 ans a abusé de la naïveté de 9 petites filles en leur racontant des faits divers faisant état de scènes violentes, sexuelles et viols, leur a fait dessiner des personnages sexualisés, leur a donné des surnoms inappropriés induisant une emprise psychologique, a déclaré vouloir leur faire des bisous partout et a commis des agressions sexuelles sur 3 d’entre elles”

, racontent dans un communiqué les parents et le collectif.

“Quel message veut-on faire passer quand on demande du sursis pour des faits à caractères sexuels exercés sur 9 enfants de CM2,” s’interrogent-ils?

(…)

Les parents entendent faire du bruit pendant les délibérés et espèrent que le parquet “relève appel” dans les 10 jours qu’il a pour le faire.

“Nous attendons de la justice qu’elle soit à la hauteur du courage qu’il a fallu à ces fillettes pour parler, de faits qui ne se situent absolument pas dans une zone grise, mais bien dans la zone noire de la pédocriminalité et qui méritent à ce titre plus que du sursis”

, concluent les parents et le collectif dans leur communiqué.

Le jugement sera rendu le 16 juin prochain.

Source(s):