Cherbourg | Condamné à une amende délictuelle pour détention de 9194 images pédopornographiques et zoophiles

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Les images étaient diffusées en peer to peer au sein d’un réseau
Un informaticien de 37 ans domicilié à Montebourg a comparu ce jeudi 29 janvier 2026 devant le tribunal judiciaire de Cherbourg dans le cadre d’une procédure de comparution à délai différé. Il est poursuivi pour détention et diffusion de 9 194 images à caractère pédocriminel et zoophile.

Lors d’une perquisition menée par la gendarmerie, les enquêteurs ont saisi son ordinateur.

L’analyse préliminaire a révélé la présence de 9 194 fichiers considérés comme suspects. L’homme avait été placé sous contrôle judiciaire le 30 septembre 2024 en attendant son passage devant la justice.

Deux éléments essentiels manquaient à l’appel : les résultats de l’expertise psychiatrique ordonnée par le parquet et l’analyse complète des fichiers par les gendarmes spécialisés de la cellule N’Tech de Saint-Lô.

Au cours de l’audience jeudi, le président est revenu sur le contenu de l’ordinateur. Les images étaient diffusées en peer to peer au sein d’un réseau. Il s’agissait en partie d’images de jeunes filles ou de mineurs de moins de 13 ans mais aussi des images de zoophilie.

L’expertise psychiatrique a révélé une forme d’addiction et un possible risque de passage à l’acte sur un enfant.

Le prévenu, informaticien de profession, a eu une enfance difficile. Victime d’agression sexuelle et de harcèlement, il indique être suivi pour sa déviance.

“Je suis entré dans un cercle vicieux qui m’a conduit à visionner la pédopornographie. Le traitement que je suis depuis mon interpellation fait de l’effet.” déclare le prévenu

Le parquet a demandé d’écarter l’altération du discernement et requis une peine de neuf mois avec sursis, 4 ans de suivi sociojudiciaire avec une peine de deux ans en cas de non-respect des obligations, interdiction d’avoir une activité en lien avec les mineurs durant dix ans et d’inscrire la condamnation au bulletin B2.

« Il a été envahi par ces images au point d’en devenir un besoin impérieux, explique son avocate. Il lui était impossible de s’endormir sans visionner des images pornographiques. Il a dévié vers le pédopornographique et ne sait expliquer cela. En dehors de son travail, c’est le vide total. Pas de loisirs ni de relations amicales. Il est dans le même registre d’addiction pour l’alcool ou les stupéfiants. »

Après en avoir délibéré, le tribunal qui n’a pas retenu l’altération du discernement demandée par l’avocate.

Il est condamné à 3 000 euros d’amende. Il lui est également interdit d’avoir une activité en lien avec des mineurs durant dix ans.

Si son nom a été inscrit au fichier des délinquants sexuels, le prévenu a bénéficié d’une dispense d’inscription de cette première condamnation au bulletin numéro 2 de son casier judiciaire pour préserver son emploi.

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