Vedène | Le beau-père incestueux écope de prison ferme pour des agressions sexuelles à plusieurs reprises

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Sa belle-fille n’avait que 10 ans la première fois
À Vedène, “prise dans un étau de culpabilité”, l’enfant avait préféré se taire avant de confier son enfer aux enquêteurs. Lors de son procès, son beau-père a continué de blâmer l’alcool. Arrivé libre, il est parti menotté.

Le récidiviste Robert G., 46 ans, en prison pour un an pour avoir sexuellement abusé à plusieurs reprises de sa belle-fille dès ses 10 ans

Elle gardait ça pour elle, bien enfoui, pour ne pas faire éclater la cellule familiale. Elle, c’est une adolescente âgée, la première fois, de 10 ans puis de 15 ans, lorsqu’elle est abusée sexuellement par son beau-père, à Vedène.

Ça, ce sont les caresses à répétition sur les cuisses et les seins de la part de celui qui était le seul dans le foyer à ramener de l’argent, et qui, ivre, n’hésitait pas à l’embrasser de force “en tentant de mettre sa langue”.

“Je ne suis pas intéressé par elle, martèle l’homme déjà condamné en 2012 pour exactement les mêmes faits. Elle était au mauvais endroit au mauvais moment, peuchère.”

Stupeur sur le banc des juges.

Frustré sexuellement et refoulé par sa femme, le prévenu de 46 ans s’en prenait alors à la petite, la prenant pour son “objet sexuel”, selon le président.

“J’ai déversé ma colère sur elle.”

Le magistrat rapporteur, Lionel Mathieu, s’agace :

“À quel moment l’embrasser de force avec la langue a à voir avec la colère ?”

Après la piscine, sur le canapé, dans la voiture… Les remarques et les gestes plus que déplacés s’enchaînent. Une fois, l’adulte complimente l’adolescente de manière vulgaire sur ses parties intimes, une autre fois, il lui fait du chantage.

C’est lors d’une autre procédure judiciaire, en 2024, que l’enfant se livrera difficilement aux enquêteurs sur l’enfer qu’elle vivait.

La tête rentrée dans les épaules, les bras tendus le long des jambes, l’homme n’arrête pas de dire qu’il est désolé et se positionne dans le déni.

“Ce n’est pas un peu facile de mettre tout sur la boisson, Monsieur ?”, interroge Lionel Mathieu.

“J’ai fait de la merde”, répond-il.

“Elle s’est tue car la famille ne pouvait se passer de vous et elle a été contrainte de vivre avec son agresseur”, poursuit le juge.

Parti sous escorte

Selon Jean-François Mayet, l’adolescente sans défense était “prise dans un étau de culpabilité” : résister et risquer qu’il parte avec l’argent ou dénoncer les faits et faire éclater la famille.

“Il a joué là-dessus consciemment.”

“c’est sûr que tout n’est pas parfait, plaide Me Chloris Thevenon. Mais il regrette, il vous l’a dit.”

Discrètement, quelques minutes avant que le délibéré ne soit rendu, trois policiers en civil entrent dans la salle d’audience. Robert G. quittera le tribunal menotté. Sur les trois ans de sa peine, il en effectuera un en prison.

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