Marckolsheim | Une association piège un pédocriminel sur internet

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Piégé par une fausse adolescente
À la manœuvre, une association parisienne qui s’est donné pour mission de piéger les pédophiles. Le prévenu, 53 ans, a été condamné à 18 mois de prison dont huit ferme ce mercredi 14 janvier.

Elle disait s’appeler Lisa, avoir 12 ans. Leur conversation a démarré sur internet.

Le prévenu, un habitant de Marckolsheim âgé de 53 ans, s’est fendu d’un « dommage », la trouvant presque trop vieille.

Il lui a quand même précisé que l’âge n’avait pour lui pas d’importance, qu’il avait déjà entretenu une relation avec une adolescente de 13 ans. Et lui a transmis une photo de son sexe en érection.

« On peut se voir si tu es ok », lui a-t-il proposé.

Lisa n’existe pas.

À la manœuvre, une association parisienne qui s’est donné pour mission de débusquer les pédocriminels.

Jugé en comparution immédiate, mercredi 14 janvier, le mis en cause s’est réfugié derrière l’alcool pour expliquer son comportement.

Les échanges sont étalés sur plusieurs semaines, lui fait remarquer le président Philippe Schneider. Précisément, entre les 22 décembre et 16 janvier :

« Dois-je en déduire que vous étiez ivre mort, 24 heures sur 24 ? »

Il plaide la maladresse

Le quinquagénaire devait aussi répondre de faits datés du 14 juillet 2024, à l’occasion du bal organisé dans la commune.

S’incrustant dans une ronde formée par des adolescentes, il aurait touché la hanche puis la fesse d’une des jeunes filles, âgée de 16 ans et demi. Très alcoolisé ce soir-là, il plaide la maladresse :

« Je me suis retourné et j’ai dû perdre l’équilibre ! »

Il était aussi poursuivi pour des outrages envers les policiers municipaux puis les gendarmes.

« On n’est pas obligé de croire vos balivernes… Mais on est obligé de faire le constat d’un tableau qui est inquiétant », déplore la procureure Mathilde Pimmel, qui requiert 18 mois de prison dont la moitié ferme.

En défense, M e Thierry Gross a dressé le portrait d’un homme « invalide », très affaibli après une infection au Covid, « isolé », dont « la seule ouverture sur le monde, ce sont les réseaux sociaux ».

Déjà connu de la justice, Philippe Borzic a finalement été condamné, ce mercredi 14 janvier, à 18 mois de prison dont huit ferme.

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