Dieppe | Un habitant de Dieppe de 51 ans a été condamné à trois ans de prison
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 19/02/2026
- 16:15
La lecture par la juge du tribunal de Dieppe, ce mardi 10 février 2026, des messages envoyées via Facebook par le prévenu à ses victimes mineures, accompagnés de photos, fait frémir.
« Je voulais te dire que je me suis branlé en pensant à toi ». Ou encore « tu aimes ma bite chérie ? »
Et ce ne sont là que quelques extraits parmi les plus softs des échanges rapportés.
Les deux mains fermement accrochées à la barre, l’homme est aujourd’hui âgé de 51 ans. Au moment des faits, il en a 41. Et les deux jeunes filles qu’il a prises dans ses filets, 14 et 15 ans. La troisième, sur laquelle il a procédé à des attouchements, seulement 11.
Des collégiennes préviennent le directeur de leur établissement
Toute l’affaire qui a conduit à une longue instruction arrive aux oreilles de la justice grâce à la bienveillance de collégiennes. En Bretagne, dans leur établissement scolaire, elles écrivent à leur directeur pour signaler que l’une de leurs amies entretient une relation via Facebook avec un homme plus âgé.
Si elles l’ont mise en garde, l’adolescente, vulnérable, décrite comme immature, est sous l’emprise de celui qui la considère déjà comme sa femme.
Aussitôt prévenu, son père met un coup d’arrêt aux échanges et dépose plainte. Les enquêteurs découvrent alors les messages sexualisés, les photos que le Dieppois envoie de son sexe à l’enfant, ses demandes en retour d’elle en sous-vêtements… Il l’a fait aussi se déshabiller devant sa webcam et lui envoyait des vidéos où il se masturbait.
Des enfants âgées de 8 à 12 ans
« Je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête »,
glisse le prévenu tête basse, qui confie qu’il estimait avoir une relation de couple avec l’ado.
Il aurait« voulu faire sa vie avec elle quand elle serait majeure »,
et alors avoir des relations sexuelles avec elle.
Les enquêteurs découvrent grâce à la première victime que l’individu discutait également avec une autre adolescente, toujours sur Facebook. Là encore, la jeune fille est vulnérable et souffre de troubles neuropsychologiques. À elle aussi, il demande des photos où elle apparaît dénudée et lui envoie ses vidéos.
La perquisition du domicile de l’homme et la saisie de son ordinateur confirment ses tendances pédomanes.
« Les experts ont réussi à récupérer des photos effacées, soit 1 350 images pédocriminelles d’enfants prépubères âgées de 8 à 12 ans », souligne la juge.
« Elles étaient dans l’ordinateur mais je n’y touchais pas »,
essaie de se justifier l’homme qui reconnaît qu’il ne se rendait pas compte de ses actes,
« mais j’ai travaillé dessus avec un psychologue et un psychiatre », assure-t-il.
« Je ne suis pas pédophile »
Dans un troisième temps de l’enquête, une autre victime apparaît. Cette fois, il est reproché au prévenu d’avoir à plusieurs reprises touché le sexe de sa filleule alors âgée de 11 ans, par-dessus son pantalon. Une petite fille qu’il était chargé de raccompagner à son domicile dans le pays de Bray.
À travers les différents éléments de l’enquête et des rapports d’experts, se dessine le portrait d’un homme solitaire, qui n’a eu qu’une relation sexuelle dans sa vie à 34 ans. Relation qui s’est soldée par un échec. Son « immaturité affective » l’a fait se tourner vers des mineures.
Devant le psychologue, il se qualifie lui-même de « monstre » mais ajoute :
« Je ne suis pas un pédophile, je n’ai jamais touché un enfant ».
L’expert rapporte une « tendance voyeuriste », « l’absence de pathologie psychiatrique » et estime qu’il représente « une dangerosité criminologique modérée ».
« Une proie facile pour un prédateur »
L’avocate de la jeune victime bretonne note que sa cliente était « une proie facile pour un prédateur » et que celui-ci l’a « hypnotisée à distance ». « C’est un pédophile en puissance », lance-t-elle sans détour. Elle demande 1 500 € de dommages et intérêts.
La substitut de la procureure requiert quatre ans de prison avec mandat de dépôt et un suivi sociojudiciaire de huit ans laissant le prévenu tremblant devant son avocat. Ce dernier convient que son client « a une attirance pour les mineurs, ce n’est pas contestable, mais plein de fantasmes ne sont pas réalisés ». Il souligne par ailleurs que le Dieppois s’est tenu tranquille depuis les faits et demande une peine aménageable.
Le prévenu fait un malaise
Il n’a pas été entendu. Le tribunal a condamné l’homme à trois ans de prison avec un mandat de dépôt à effet différé. Il aura également un suivi sociojudiciaire de cinq ans, avec une injonction de soins. Il doit régler les dommages et intérêts, il a interdiction de prendre contact avec les victimes et de travailleur au contact d’enfants durant dix ans.
En entendant sa condamnation, le prévenu a fait un malaise. Sous le choc, il répétait tout bas :
« Je ne veux pas aller en prison ».
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