Loire-Atlantique | Il est condamné pour des attouchements sur un enfant de 12 ans

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L’enfant, est réveillé par des chuchotements dans l’oreille
Au petit matin d’une fête d’anniversaire alcoolisée, l’homme de 24 ans s’était introduit dans le lit du fils d’un couple d’amis, âgé de 12 ans

Le 15 novembre 2025, un homme d’une trentaine d’années résidant à Carquefou fête son anniversaire avec des amis. La soirée commence à domicile, avant de se poursuivre en discothèque, à Saint-Sébastien-sur-Loire. Au retour, à Carquefou, trois personnes restent dormir sur place. L’un d’eux, âgé de 24 ans, rejoint la chambre du fils de son ami.

L’enfant, âgé de 12 ans, est réveillé par des chuchotements dans l’oreille. Ayant d’excellents rapports avec le jeune homme, il lui fait une place sans aucune méfiance. Vers 6 h 45, il prétexte l’envie de prendre son petit-déjeuner pour sortir de la chambre. Il alerte par téléphone sa mère, séparée de son père. L’enfant s’est vu imposer des caresses sur le sexe, en dessous de son caleçon.

Réveillé par une des convives qui lui tend le téléphone avec son ex paniquée au bout du fil, le père se contient, puis appelle les gendarmes. Quand ils arrivent, l’auteur de l’agression dort encore.

Placé en dégrisement, puis en garde à vue, il explique ne se souvenir de rien. Jeudi 16 janvier, à la barre du tribunal correctionnel, à Nantes, la donne a changé.

“Je ressens un dégoût de moi-même, j’ai pris conscience de la gravité de ce que j’ai fait”, déclare le prévenu. “Il a toujours un black-out”, mais a toute confiance en la victime, qui n’aurait pas pu inventer ça”.

Des séquelles chez l’enfant

Inconnu de la justice, l’homme travaille au contact des personnes âgées. Il n’a jamais eu d’attirance pour les enfants, ce qu’a confirmé l’expert psychiatre. Sa vie a été marquée, alors qu’il avait 16 ans, par un viol commis par un enseignant, condamné pour ces faits.

Nous sommes face à quelqu’un qui a reproduit une infraction de nature sexuelle , constate la procureure.

Elle requiert deux ans de prison avec sursis probatoire.

Absent, l’enfant garde des séquelles.

J’ai peur de ce qu’il pourrait faire tellement il est en colère , confie sa mère. Au collège il mange peu, voire pas , ajoute son père.

Après délibération, le tribunal prononce une peine de cinq années de suivi sociojudiciaire, avec une injonction de soins et l’interdiction d’exercer une activité en contact avec des mineurs. Inscrit au fichier des auteurs d’infraction sexuelle, l’homme devra indemniser les parents de l’enfant.

NDLR : Quatre études prospectives (qui suivent des cohortes d’enfants victimes sur le long terme) montrent que la très grande majorité des victimes ne deviennent pas des agresseurs sexuels plus tard. Les estimations les plus sérieuses placent le taux de « transmission » (victime devenant agresseur) nettement sous les 10 %, et plus souvent autour de 4–10 % selon le sexe, le type d’abus subi, l’âge, le contexte familial, etc.

Chez les garçons victimes, le risque est plus élevé que chez les filles

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