Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Perpignan | Abus sexuels sur mineure, 1 an ferme pour le grand-père

Un homme de 70 ans comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel de Perpignan pour atteintes sexuelles avec violences sur mineur de moins de 15 ans et détention d’images pédo-pornographiques.

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Le tribunal a condamné le grand-père à 3 ans de prison dont 1 an ferme, au-delà des réquisitions du parquet qui avait demandé 18 mois dont 8 mois avec sursis. PHOTO/Archives L’Indépendant

Le prévenu n’était autre que l’ex-compagnon de la grand-mère de la victime. Après leur séparation, il était toujours considéré comme proche de la famille, et la fillette âgée de 5 ans au moment des faits, avait passé une semaine de vacances avec lui et sa nouvelle concubine à Villelongue-de-la-Salanque à l’été 2010.

Or, dès la fin de son séjour, l’enfant affichait un comportement étrange et avait rapidement confié à ses parents, représentés par Me Maurice Halimi, que le grand-père lui avait fait regarder un film pornographique, lui avait fait « faire des bisous sur son zizi » et avait voulu mettre son sexe dans sa bouche.

Plainte a alors été déposée et le mis en cause a reconnu la diffusion du film, prétextant une erreur de manipulation, mais a toujours nié, jusqu’à son procès, les autres accusations portées contre lui.

Tout comme il a réfuté avoir téléchargé les milliers d’images pédophiles découvertes sur son ordinateur. Le septuagénaire s’est justifié par une incapacité à avoir une érection et par le fait que la petite fille l’avait « provoqué ».

« Si c’était lui, il aurait détruit le disque dur de son ordinateur », a encore argué son avocat Me Christophe Poloni.

Peu convaincant pour le tribunal qui l’a condamné à 3 ans de prison dont 1 an ferme, au-delà des réquisitions du parquet qui avait demandé 18 mois dont 8 mois avec sursis.

Source : http://www.lindependant.fr/